AUTOMOBILE

Scandale Volkswagen : la justice française ouvre une enquête pour tromperie aggravée

Le parquet de Paris a ouvert une enquête concernant les voitures Volkswagen vendues en France.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête concernant les voitures Volkswagen vendues en France. Patrik Stollarz, AFP

Après le scandale des moteurs diesel truqués des voitures du constructeur allemand Volkswagen, la justice française a ouvert une enquête pour tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d'être dangereuse pour la santé.

Publicité

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour tromperie aggravée sur le scandale des moteurs diesel truqués des voitures Volkswagen, a annoncé, vendredi 2 octobre, une source judiciaire à l'AFP.

Le constructeur allemand est soupçonné d'avoir équipé des véhicules vendus dans le monde entier d'un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution. L'enquête du parquet concerne les voitures vendues en France.

Les investigations françaises ont été décidées après le signalement d'un élu de la région Ile-de-France, reçu jeudi par le parquet, et sur la foi des informations parues et des déclarations publiques sur cette affaire qui ébranle le géant allemand de l'automobile.

>> À lire sur France 24 : "Scandale Volkswagen : près d'un million de voitures concernées en France"

Près d'un million de véhicules diesel vendus ces dernières années en France, de marques Volkswagen, Audi, Skoda et Seat, ont été équipés du logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution, selon la filiale française de Volkswagen. Dans le monde, quelque 11 millions de véhicules ont été équipés du logiciel litigieux. Le scandale a provoqué la démission du l'ex-patron du groupe, Martin Winterkorn.

L'enquête française a été ouverte pour tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d'être dangereuse pour la santé. Elle a été confiée à deux services : les gendarmes de l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique et l'office anticorruption de la police judiciaire.

"Une forme de vol du contribuable et de l'État"

La ministre française de l'Écologie, Ségolène Royal, qui a annoncé des tests aléatoires sur une centaine de voitures vendues en France, a dénoncé "une forme de vol du contribuable et de l'État", puisque les véhicules réputés propres bénéficient de primes et de bonus. Elle a indiqué que ses services étudiaient la possibilité de demander à Volkswagen de rembourser ces aides.

>> À lire sur France 24 : "Scandale Volkswagen : les autres constructeurs trichent aussi sur les émissions de CO2"

Parallèlement à l'enquête du parquet de Paris, plusieurs plaintes ont été annoncées en France, par une association écologiste, mais aussi par des propriétaires français de véhicules diesel Volkswagen et des actionnaires français du groupe. Volkswagen fait l'objet d'actions en justice dans plusieurs pays, notamment une action de groupe aux États-Unis.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine