TUNISIE

La Tunisie lève l'état d'urgence instauré après l'attentat de Sousse

Un soldat tunisien en faction, le 31 janvier 2013 à Tunis.
Un soldat tunisien en faction, le 31 janvier 2013 à Tunis. Fethi Belaid, AFP

Mis en place après l'attentat de Sousse, en juin, l'état d'urgence a été levé, vendredi, en Tunisie. Lors de cette attaque revendiquée par l'organisation de l'État islamique, 38 personnes avaient été tuées.

Publicité

"L'état d'urgence, décrété le 4 juillet et prolongé le 31 juillet, se termine aujourd'hui 2 octobre sur tout le territoire tunisien", a annoncé la présidence de la République, dans un bref communiqué.

Cette mesure, qui accorde des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre, avait été réintroduite huit jours après l'attaque jihadiste la plus sanglante de l'histoire de la Tunisie, puis prolongée pour une durée de deux mois début août face à la persistance de menaces. "Les causes [ayant conduit à son instauration] sont toujours là. [...] On est en guerre contre le terrorisme", avait alors argumenté le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui.

Le 26 juin, 38 personnes, dont 30 Britanniques, ont été tuées lorsqu'un étudiant tunisien armé d'une Kalachnikov avait ouvert le feu dans un hôtel de Port el-Kantaoui, près de Sousse. L'attentat a été revendiqué par l'organisation de l'État islamique, tout comme l'avait été celui qui avait visé des touristes au musée du Bardo à Tunis le 18 mars et avait tué 21 touristes et un policier.

Montée d'une mouvance jihadiste extrémiste

L'auteur de l'attentat de Port el-Kantaoui, formé, selon les autorités au maniement des armes en Libye, a été enterré lundi 28 septembre dans la plus grande discrétion et sous étroite surveillance sécuritaire à Gaâfour (nord-ouest), trois mois après avoir été abattu par la police.

Depuis la révolution du jasmin, en 2011, la Tunisie fait face à la montée d'une mouvance jihadiste extrémiste, responsable, selon les autorités, de la mort de dizaines de touristes ainsi que de soldats et d'agents de sécurité. Elle fait partie des pays les plus touchés par l'enrôlement de ressortissants au sein de groupes tels que l'EI.

Les Tunisiens avaient déjà vécu plus de trois ans sous état d'urgence, du 14 janvier 2011, quelques heures avant la fuite du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, à mars 2014.

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine