YÉMEN

Yémen : les forces gouvernementales affirment avoir repris deux villes portuaires clés

Un tank des forces gouvernementales yéménites patrouille dans la région de Bab Al-Mandeb, dans la province de Taëz.
Un tank des forces gouvernementales yéménites patrouille dans la région de Bab Al-Mandeb, dans la province de Taëz. Saleh al-Obeidi, AFP

Appuyés par les forces de la coalition arabe, les troupes armées loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi affirment avoir repris aux rebelles houthis deux villes stratégiques, situées sur les rives de la mer Rouge.

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Les forces gouvernementales du Yémen, soutenues par des troupes de la coalition menée par l'Arabie saoudite, ont repris aux rebelles houthis, jeudi 1er octobre, deux localités près du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb, dans le sud-ouest du pays, à l'entrée de la mer Rouge, a indiqué un responsable.

"Nous avons réussi à reprendre Bab Al-Mandeb et Dhubab au prix de violents combats, après avoir reçu des renforts d'Aden", la principale ville du Sud, située à 150 km plus à l'est, a dit à l'AFP Abd Rabbo al-Mihwali, un responsable de l'opération militaire. Ce dernier fait état de la mort de 23 rebelles et de 15 combattants loyalistes dans les affrontements dans ces deux localités de la province de Taëz.

Mokha encerclée par les loyalistes et la coalition

Les loyalistes ont ensuite pourchassé les rebelles et leurs alliés, des militaires restés fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, qui "ont fui vers Mokha", une ville portuaire située plus au nord, a-t-il ajouté. "Des combats ont éclaté aux portes de la ville, encerclée par les forces loyalistes et de la coalition."

 

Selon des sources militaires, l'armée et les forces de la coalition "cherchent désormais à reprendre Mokha et l'ensemble de la province de Taëz pour mieux sécuriser Aden", déclarée capitale "provisoire" du Yémen. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi et son gouvernement ont regagné en septembre Aden après six mois d'exil en Arabie saoudite, après sa reprise avec quatre autres provinces du Sud aux rebelles. Ces derniers contrôlent toujours la capitale Sanaa et des régions du centre et du nord du pays.

>> À lire sur France 24 : Le président yéménite Hadi rentre à Aden après six mois d'exil

Par ailleurs, l'armée des Émirats arabes unis, l'un des piliers de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite au Yémen, a annoncé jeudi la mort de l'un de ses soldats qui avait été blessé le 4 septembre dans une attaque attribuée aux rebelles dans la région de Marib (centre). Au total, 53 soldats émiratis ont péri dans cette attaque. Et un garde-frontière saoudien a été tué jeudi dans la région de Jazan (sud) par des tirs en provenance du territoire yéménite, selon les autorités saoudiennes.

Les régions frontalières du royaume sont par intermittence la cible de tirs en provenance du Yémen. Plus de 70 personnes, des militaires pour la plupart, ont été tuées en Arabie saoudite par des bombardements et des affrontements à la frontière yéménite depuis le début du conflit en mars.

Dominée par des monarchies sunnites du Golfe, la coalition a lancé sa campagne aérienne en mars pour stopper la progression des rebelles chiites Houthis et les empêcher de prendre le contrôle total du pays, voisin de l'Arabie saoudite.

Avec AFP

 

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