IRAK

Les autorités irakiennes ouvrent la "zone verte" de Bagdad au public

Le mur d'enceinte protégeant la zone verte de Bagdad (archives).
Le mur d'enceinte protégeant la zone verte de Bagdad (archives). Ahmad al-Rubaye, AFP

Fermée au public depuis l'invasion américaine de 2003, la "zone verte", secteur ultra-protégé de Bagdad où se trouvent le siège du gouvernement et plusieurs ambassades, est désormais accessible aux Irakiens.

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Symbole de l'occupation américaine et de l’insécurité chronique qui sévit en Irak, la "zone verte", le périmètre ultra-sécurisé à Bagdad où se trouvent le siège du gouvernement et plusieurs ambassades, est désormais ouverte au public. Avec le maintien de quelques restrictions.

Cette mesure offre un accès limité à cette zone bunkerisée de 10 km2 au cœur de Bagdad, la circulation dans la plupart de ses rues nécessitant un badge spécial, mais elle devrait attirer la population et décongestionner la circulation dans la capitale.

C’est le Premier ministre irakien Haider al-Abadi qui l’a confirmé, dimanche 4 octobre. "Le Premier ministre a ouvert la zone verte à la circulation des personnes et des véhicules", selon un communiqué de son bureau. "Cette ouverture est l'une des mesures que nous avons promises aux Irakiens et nous l'avons réalisée aujourd'hui", s'est-il félicité.

Haider al-Abadi avait annoncé l'ouverture de ce secteur, dont le contrôle avait été transféré par les Américains aux autorités irakiennes en 2009, après une série de manifestations contre la corruption organisées fin août. Il avait demandé aux forces de sécurité de faire "le nécessaire" pour que les citoyens puissent y circuler.

Avant l'invasion de l'Irak par une coalition menée par l’administration Bush en 2003, cette zone située près du fleuve Tigre abritait les opulents palais du potentat Saddam Hussein et d'autres caciques de son régime. Ces palais ont été occupés après l’invasion de 2003 par les forces étrangères puis par la nouvelle classe politique irakienne, aujourd'hui accusée de corruption généralisée et d’inertie.

Régulièrement prise pour cible depuis, de par le symbole qu’elle représente dans une ville régulièrement frappée par des attentats, la zone verte est protégée par de hauts murs de béton, et défendue par des chars, des véhicules blindés et des membres d'un corps d'élite des forces de sécurité.

Avec AFP
 

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