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Les avions de combat turcs interceptent un chasseur russe violant son espace aérien

L'armée turque a fait décoller deux F-16 pour  intercepter l'avion de chasse russe.
L'armée turque a fait décoller deux F-16 pour intercepter l'avion de chasse russe. Deana Heitzman/US Air Force/AFP

Deux chasseurs turcs F-16 ont intercepté samedi un avion de combat russe survolant l’espace aérien turc avant de le forcer à rebrousser chemin. L’ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué pour "éviter une répétition de cet incident".

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Deux chasseurs F-16 turcs ont intercepté samedi 3 octobre un avion de combat russe violant l'espace aérien turc à la frontière syrienne (sud-est), le contraignant à rebrousser chemin, a annoncé lundi le ministère turc des Affaires étrangères.

L'ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué et les autorités turques lui ont fait part de leur "vive protestation", selon un communiqué. Ankara a demandé à la Russie d'"éviter une répétition de cet incident" et fait savoir que le cas échéant, "la Fédération de Russie serait responsable de tout événement non voulu" qui pourrait se produire.

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SYRIE - Quelles sont les raisons de l’engagement de la Russie ? Explications

Le régime islamo-conservateur turc s'oppose à la participation de la Russie à la guerre en Syrie. Moscou a commencé mercredi dernier à lancer des frappes aériennes sur le sol syrien contre l'Organisation de l'État islamique (EI). Mais la coalition internationale accuse Moscou de viser toutes les formes de rébellion (Armée syrienne libre, Front al-Nosra...) opposées à son allié Bachar al-Assad. Cette campagne de frappes est "inacceptable", a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan, estimant que Moscou commettait "une grave erreur".

La Russie et la Turquie, membre de l'Otan et allié de la coalition internationale contre l'EI, s'opposent depuis le début du conflit en 2011 sur la stratégie à adopter en Syrie. Principale pierre d’achoppement : le départ de Bachar al-Assad, demandé par Ankara mais non souhaité par Moscou.

Avec AFP et Reuters
 

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