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Le prince saoudien Al-Walid ben Talal devient le deuxième actionnaire de Twitter

La fortune du prince Al-Walid ben Talal al-Saoud est estimée à plus de 20 milliards de dollars.
La fortune du prince Al-Walid ben Talal al-Saoud est estimée à plus de 20 milliards de dollars. AFP

Le prince saoudien et richissime homme d’affaires Al-Walid ben Talal al-Saoud est devenu le deuxième plus important actionnaire de Twitter avec 5,2 % du capital du groupe. Il a même plus de poids que Jack Dorsey, le PDG et co-fondateur du site.

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Jack Dorsey a beau être co-fondateur et PDG de Twitter, il pèse moins lourd dans le capital du célèbre réseau de microblogging qu’un prince d’Arabie saoudite. Al-Walid ben Talal al-Saoud détient, personnellement et à travers la Kingdom Holding company qu’il dirige, 5,2 % de Twitter contre 3,2 % pour l’actuel patron de la société, d’après des informations financières rendues publiques mercredi 7 octobre.

La Kingdom Holding company a dépensé 50 millions de dollars (44,4 millions d’euros) pour faire ce bond dans le capital du groupe californien, dont le prince ne détenait jusqu’à présent que 3 %. Al-Walid ben Talal al-Saoud est, en effet, un fan de longue date du petit oiseau gazouilleur puisqu’il avait parié 300 millions de dollars dessus en 2011, lorsque Twitter n’était qu’une start-up prometteuse pas encore cotée en Bourse.

Derrière Evan Williams

Ce nouvel investissement n’en fait pas pour autant le principal actionnaire, puisqu’un autre co-fondateur, Evan Williams, détient 6,9 % du capital, rappelle le site Quartz. La montée en puissance d’Al-Walid ben Talal al-Saoud n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Jack Dorsey. Après le départ, en juin 2015, de l’ex-PDG de Twitter Dick Costello, le prince saoudien était de ceux qui n’étaient pas favorables à sa nomination.

La place prise par le Saoudien au sein de Twitter n’étonne, en tout cas, plus personne. Un sacré changement de mentalité par rapport à 2011 et l’apparition du milliardaire saoudien dans le décor de la Silicon Valley. À l’époque, certains journalistes influents de Mashable et Wired s’étaient inquiétés d’un investissement venu d’un pays "au bilan discutable en matière de droits de l’Homme".

Libéral et fan de technologie

C’était ignorer que l’homme d’affaires, le plus riche du monde arabe, est considéré comme un libéral dans son pays. Il est certes fidèle à la famille royale, mais il s’est fait remarquer par une tribune dans le "New York Times" en 2011, à l’époque des printemps arabes, où il appelait à des élections libres et à plus de réformes sociales dans la région. En outre, les femmes qui travaillent pour la Kingdom Holding company ne sont pas obligées de porter l’abaya, le costume que les Saoudiennes doivent porter à l’extérieur.

Surtout, ce prince est un pionnier en matière de high-tech. Il a commencé à investir dans ce secteur avant l’éclatement de la bulle Internet de 2000. Il avait su parier sur certaines des entreprises, eBay ou encore Priceline, qui ont d’ailleurs survécu à la crise des "dotcom". Il avait également investi 100 millions de dollars dans Apple en 1997, à une époque où le futur créateur de l’iPhone luttait pour survivre.

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