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Réunion de l'Otan sur fond d'intensification des frappes russes en Syrie

Alexander Kotz, AFP

Les ministres de la Défense de l'Otan se réunissent à Bruxelles jeudi, alors que Moscou intensifie ses frappes en Syrie. Mercredi, pour la première fois, la Russie a bombardé en Syrie depuis la mer Caspienne.

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Les ministres de la Défense de l'Otan se réunissent jeudi 8 octobre à Bruxelles à propos de la Syrie et surtout des frappes que la Russie y mène depuis une semaine. Moscou affirme combattre l'organisation de l'État islamique (EI) mais les occidentaux l'accusent de frapper principalement les rebelles que combat Bachar al-Assad. D'ailleurs, ragaillardi par les bombardements de son allié, le régime syrien mène actuellement une vaste offensive terrestre pour tenter de regagner du terrain.


Le président Vladimir Poutine a prévenu mercredi que les opérations russes allaient s'intensifier, tandis que son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a assuré que 112 cibles avaient déjà été touchées depuis le début de la campagne, le 30 septembre. Il a en outre annoncé que pour la première fois, des bombardements russes ont été menés depuis des croiseurs de la flottille de la mer Caspienne. Quatre d'entre eux ont lancé 26 missiles de croisière, qui ont donc survolé l'Iran et l'Irak avant d'atteindre la Syrie. Selon Moscou, ces missiles ont détruit 11 cibles de l'EI en Syrie.

De son côté, Washington, à la tête d'une coalition qui combat les jihadistes du groupe État islamique, a répété mercredi ne pas coopérer avec la Russie sur les bombardements aériens qu'elle mène en Syrie. Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter les qualifie même d'"erreur fondamentale".

La coalition anti-EI a dû "re-router" au moins un de ses avions au-dessus de la Syrie pour éviter qu'il ne s'approche trop près d'un avion russe, selon un porte-parole du Pentagone.

"Éviter une guerre totale"

Les rebelles syriens et leurs soutiens à l'étranger accusent Moscou de viser surtout d'autres groupes que l'EI afin de défendre le régime plutôt que de lutter contre les jihadistes.

À ce propos, Vladimir Poutine a affirmé que son homologue français lui avait proposé l'idée, "intéressante" selon lui, d'"unifier les efforts" de l'armée du régime et de l'Armée syrienne libre (ASL), le principal groupe armé modéré.

Mais Paris a aussitôt démenti, affirmant que François Hollande n'avait pas évoqué une telle alliance. Par ailleurs, le chef de l'État français a appelé à agir pour "éviter une guerre totale" en Syrie et dans la région.

La Russie, elle, s'est dite prête mercredi à établir des contacts avec l'ASL afin de coordonner la lutte contre l'EI et tenter de trouver une issue politique au conflit.

La guerre en Syrie a fait depuis mars 2011 plus de 240 000 morts et poussé à la fuite plusieurs millions de personnes, provoquant une grave crise humanitaire et migratoire.

Avec AFP

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