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Flambée de violences en Israël et dans la bande de Gaza

L'esplanade des mosquées, à Jérusalem.
L'esplanade des mosquées, à Jérusalem. Ahmad Gharablia, AFP

L'escalade des violences s'est étendue vendredi à la bande de Gaza où six jeunes palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens, tandis que les agressions au couteau se sont multipliées ces derniers jours en Israël.

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Les violences entre Israéliens et Palestiniens ont franchi un nouveau cap vendredi 9 octobre. Six Palestiniens ont été tués à Gaza lors d'une manifestation de solidarité avec les événements de Jérusalem et de Cisjordanie tandis qu'un suspect juif, animé par un esprit de revanche "nationaliste", a agressé au couteau quatre Arabes israéliens à Dimona (sud d'Israël).

Les six Palestiniens tués vendredi dans la bande de Gaza ont été atteints par des tirs de l'armée israélienne à travers la clôture séparant le territoire palestinien de l'État hébreu. Ils participaient à une manifestation de solidarité avec les Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem et jetaient des pierres sur les forces de sécurité, rapportent des sources médicales à Gaza, qui font également état de 13 blessés.

Parallèlement, trois nouvelles agressions visant des juifs ont été signalées par la police israélienne quelques heures après les incidents de Dimona : un adolescent de 14 ans a été poignardé dans la vieille ville de Jérusalem, une femme sans doute palestinienne a tenté d'attaquer au couteau un vigile dans le nord d'Israël et un Palestinien a poignardé un policier près d'une colonie juive de Cisjordanie, avant d'être abattu.

A Dimona, une ville du sud d'Israël, quatre Arabes israéliens, ont été poignardés. Le mobile de leur agresseur commun était d'ordre "nationaliste", a déclaré la police israélienne. 

Une "troisième intifada"

Jeudi, sept Israéliens ont été attaqués au couteau au cours de quatre incidents distincts à travers le pays, y compris à Tel Aviv, la capitale économique de l'État hébreu jusqu'ici épargnée par les violences.

Au cours des dix derniers jours, quatre Israéliens sont morts poignardés à Jérusalem ou abattus par des agresseurs circulant en voiture en Cisjordanie, une douzaine d'autres ont été blessés à coups de couteau ou de tournevis, trois Palestiniens ont été tués et des dizaines d'autres blessés dans des heurts avec les forces de sécurité, au point que les observateurs évoquent la possibilité d'un nouveau soulèvement ("intifada") dans les territoires occupés après ceux de la fin des années 1980 et du début des années 2000.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a estimé que ce vendredi marquait le début d'une troisième "intifada sur toute la terre de Palestine". Et d’ajouter, "Nous donnons notre sang et notre âme pour Jérusalem", qualifiant de "héros" les Palestiniens ayant commis des agressions contre les juifs. Quelques heures plus tard, une roquette a été tirée depuis la bande côtière vers le sud d'Israël. Selon l'armée israélienne, elle serait "tombée dans une zone non habitée du Conseil régional d'Eshkol" sans faire de blessé.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait également réagi jeudi soir face à ce regain de violences. "Nous sommes au milieu d'une vague de terreur", avait-il dit lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision, prévenant qu'il n'existait pas de solution rapide pour y mettre fin.

Le chef du gouvernement israélien et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont lancé des appels au calme et la police palestinienne continue de coopérer avec les forces de sécurité israéliennes pour tenter de rétablir l'ordre mais rien ne semble pour l'heure apaiser la situation.

Avec Reuters

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