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Syrie : la France a de nouveau frappé l'EI

Des Rafales français volent vers la Syrie, où la France conduit désormais des frappes contre l'EI.
Des Rafales français volent vers la Syrie, où la France conduit désormais des frappes contre l'EI. ECPAD/AFP

La France a conduit de nouvelles frappes en Syrie, a annoncé vendredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. L'objectif, de nouveau un camp d'entraînement, a été atteint.

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La France a effectué dans la nuit de jeudi 8 à vendredi 9 octobre de nouvelles frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) dans son fief de Raqqa, en Syrie, a annoncé vendredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

"Deux [avions] Rafale ont délivré des bombes sur un camp d'entraînement [de l'EI]. Les objectifs ont été atteints", a déclaré le ministre sur Europe 1, précisant que d'autres frappes suivraient. "Il y aura d'autres [frappes] contre les lieux où Daech (autre nom de l'EI, NDLR) s'organise pour nous menacer, […] des centres d'entraînement de combattants étrangers dont la mission n'est pas d'aller combatte pour Daech sur le Levant mais de venir en France, en Europe, pour commettre des attentats." Les premières frappes françaises étaient intervenues le 27 septembre, ciblant déjà un camp d'entraînement de l'EI, situé dans l'est de la Syrie.

Le ministre de la Défense a par ailleurs affirmé que l'EI utilisait des populations civiles comme boucliers, en Irak comme en Syrie, ce qui complique les opérations et le choix des frappes. "Daech s'est organisé de telle sorte que des enfants, des femmes, des civils soient en première ligne. […] Les responsables se cachent dans des écoles, des mosquées, des hôpitaux, ce qui rend l'action de la coalition difficile parce que nous ne souhaitons pas faire de victimes collatérales."

Jean-Yves Le Drian a enfin accusé la Russie de frapper à "80-90 %" des objectifs autres que l'EI pour protéger le régime de Damas. "Les actions militaires russes depuis une dizaine de jours ne visent pas Daech, elles visent en priorité la sécurité de Bachar al-Assad", a-t-il insisté. La Russie "considère qu'il faut protéger Bachar et nous, on considère que Bachar ne fait pas partie de la solution", a-t-il martelé.

Avec AFP

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