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Congo : début de la campagne pour le référendum constitutionnel

Un manifestant opposé au projet de nouvelle constitution défendu par le président Sassou Nguesso, le 27 septembre 2015 à Brazzaville.
Un manifestant opposé au projet de nouvelle constitution défendu par le président Sassou Nguesso, le 27 septembre 2015 à Brazzaville. Laudes Martial Mbon, AFP (archives)

La campagne électorale en vue du référendum constitutionnel du 25 octobre au Congo s'est ouverte vendredi. Les Congolais sont appelés à se prononcer sur un texte qui permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat.

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À deux semaines du scrutin, la campagne s'est ouverte, vendredi 9 octobre, pour le référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville. Les Congolais vont être appelés à se prononcer le 25 octobre sur une nouvelle constitution, avec de nouvelles règles concernant les candidats à la fonction suprême.

Âgé de 71 ans et déjà élu deux fois président, Denis Sassou-Nguesso ne peut briguer un nouveau mandat présidentiel, selon la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats successifs à la présidence et qui exclut les candidats âgés de plus de 70 ans.

"Conformément à la loi, le scrutin est précédé d'une campagne électorale déclarée ouverte du 9 au 23 octobre à minuit", a annoncé le ministre de l'Intérieur, Raymond Mboulou, dans un message radiotélévisé. Cette campagne "doit avoir lieu dans un climat social apaisé, un climat de tolérance, d'acceptation de la différence, un climat qui exclut la provocation, le bannissement et qui préserve fondamentalement l'ordre public", a ajouté le ministre.

Accrochages à Brazzaville

L'atmosphère est pourtant loin d'être sereine à Brazzaville. Selon des habitants du quartier Bacongo, dans le sud de la capitale, la police a dispersé samedi, à coups de grenades lacrymogènes, une marche de quelques dizaines de militants de l'association Ras-le-bol, farouchement opposée au changement de constitution. Au commissariat central de la capitale, on a indiqué que six personnes arrêtées lors de la marche étaient retenues pour être interrogées.

L'opposition accuse Denis Sassou-Nguesso de vouloir "perpétrer un coup d'État constitutionnel", d'autant plus que le projet devant être présenté au peuple n'est pas celui d'une révision constitutionnelle mais d'une nouvelle constitution.

Denis Sassou-Nguesso cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009. Il n'a pas officiellement annoncé qu'il serait candidat à un nouveau mandat.

Quelques dizaines de milliers de ses partisans se sont réunis samedi dans le centre de la capitale, sur le boulevard des Armées, où l'opposition avait manifesté deux semaines plus tôt pour contester le projet. Au-dessus des têtes flottaient des banderoles "Oui au référendum", "Oui pour une nouvelle République", ou encore "Sassoui", réponse directe au "Sassoufit !" des manifestants du 27 septembre.

Avec AFP

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