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Coupe du monde de rugby : le moment de vérité pour le XV de France face à l'Irlande

Le capitaine des Bleus, Thierry Dusautoir, à l'entraînement, le 7 octobre 2015 à Cardiff.
Le capitaine des Bleus, Thierry Dusautoir, à l'entraînement, le 7 octobre 2015 à Cardiff. Franck Fife, AFP

Qualifiée pour les quarts de finale du mondial, la France affronte l'Irlande ce dimanche, en dernier match de poule. Face à la meilleure équipe européenne, il s'agit pour les Bleus de montrer de quoi ils sont capables.

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C'est le premier moment de vérité pour le XV de France, déterminé à prouver contre l'Irlande, ce dimanche à Cardiff, qu'il n'a jamais été aussi fort depuis quatre ans. Une victoire au Millenium Stadium placerait les Bleus en première place de leur poule de Coupe du monde, et leur permettrait d'échapper aux All Blacks en quarts de finale.

Oublié le temps des revers de fortune, des défaites fadasses, des copies vides, des succès arrachés la peur au ventre, des blessures, des méchants coups de pompe et des lancinantes interrogations. Car le sélectionneur Philippe Saint-André n'a jamais dévié de sa ligne, mû par la conviction qu'avec un peu de temps devant lui pour modeler son groupe, tout deviendrait possible, y compris devenir champion du monde.

Contre un adversaire étiqueté meilleure nation européenne et que le XV de France n'a pas battu depuis 2011, l'occasion est rêvée d'étaler ses progrès. Et de démontrer qu'à plein régime et reconstituée de toutes ses forces, cette équipe vaut bien mieux que celle qui traîne sa peine d'une pelouse à l'autre depuis quatre ans.

"On veut montrer à tous ceux qui ne nous voyaient pas à ce niveau-là, que l'équipe de France est là et bel et bien prête", résume le pilier droit Rabah Slimani. "Je sens l'équipe prête à relever le grand défi qui lui est proposé", confirme le capitaine Thierry Dusautoir.

Un groupe homogène et physiquement rodé

Saint-André prévient, lui, que ses troupes sont "affamées", bien décidées à faire taire les doutes qui ont logiquement taraudé tous les observateurs au fil des déceptions. Force est de constater que pour l'instant, la feuille de route est respectée. Un groupe homogène et physiquement rodé a été constitué, une ossature dégagée. Les résultats suivent : en asseyant son jeu sur sa puissance et des buteurs en forme, le XV de France vogue sur une série inédite sous l'ère Saint-André de cinq succès d'affilée - deux en match de préparation (Angleterre, Écosse) et trois en Coupe du monde (Italie 32-10, Roumanie 38-11, Canada 41-18).

Les bilans irlandais et français dans la compétition se ressemblent : 14 points pris sur 15 possibles, 110 points marqués et 26 encaissés pour les Verts, 111 et 39 pour les Bleus. Les deux ont livré des prestations inégales, ternies par des trous d'air, mais ont assuré l'essentiel, à savoir la qualification pour les quarts, en attendant que leurs chemins ne se rejoignent.

Voilà donc une excellente mise en bouche avant d'attaquer le week-end suivant les matches à élimination directe de la phase finale, que ce soit contre les All Blacks (pour le perdant) ou les Pumas argentins (pour le vainqueur).

L'Irlande plus dangeureuse que jamais

L'équipe-type façonnée depuis un mois et demi par PSA et ses adjoints Yannick Bru et Patrice Lagisquet passera donc au révélateur irlandais, à commencer par la charnière Tillous-Borde - Michalak, la paire de centres Fofana - Bastareaud ou encore la première ligne mobile Ben Arous - Guirado - Slimani. Brice Dulin sera lui aussi soumis à un test grandeur "mature" à l'aile, lui l'habituel arrière déplacé sur le côté par un concours de circonstances et un peu contre son gré. Sa science du jeu aérien devrait être précieuse contre une formation irlandaise qui n'a jamais paru aussi forte de son histoire, sous la férule du magicien néo-zélandais Joe Schmidt.

Le XV du Trèfle a en effet réussi son redressement ces deux dernières années, remportant les Tournois des VI nations 2014 et 2015 et ne déplorant que quatre défaites, pour 16 victoires, entre le printemps 2013 et le début de l'été 2015. Avec son jeu pragmatique orchestré par la botte de l'ouvreur Jonathan Sexton, précis et minutieusement programmé sans être flamboyant, l'Irlande est devenue la principale puissance du continent et ambitionne légitimement de passer enfin le cap des quarts de finale de Coupe du monde.

Mais entre temps, le XV de France, regonflé à bloc, compte bien instiller un doute venimeux dans les esprits irlandais. Et signer ainsi son retour au premier plan, après quatre années dans l'ombre.

Avec AFP

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