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Russes et Américains se disent prêts à reprendre des discussions sur l'espace aérien syrien

Un EA-18G décolle du porte-avions américain USS Carl Vinson (archives)
Un EA-18G décolle du porte-avions américain USS Carl Vinson (archives) US Navy, AFP

Le Pentagone a affirmé vendredi s'attendre à la tenue, dès ce week-end, de nouvelles discussions avec l'armée russe sur la sûreté de l'espace aérien en Syrie, où les deux puissances sont engagées dans des opérations militaires distinctes.

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Moscou et Washington sont prêts à reprendre des discussions sur la sûreté de l'espace aérien en Syrie, où les deux pays sont engagés dans des opérations militaires distinctes et souhaitent éviter tout incident bilatéral, a affirmé, vendredi 8 octobre, le porte-parole du Pentagone.

"Le ministère (américain) de la Défense a reçu une réponse formelle du ministère russe de la Défense à qui il avait formulé une proposition pour garantir la sûreté des opérations aériennes au-dessus de la Syrie", a annoncé le porte-parole Peter Cook.

"Les responsables du Pentagone sont en train d'examiner cette réponse et des négociations pourraient avoir lieu dès ce week-end", a-t-il ajouté

Cette problématique de sûreté de l'espace aérien se pose depuis l'entrée de la Russie dans le conflit syrien le 30 septembre. Les États-Unis sont eux à la tête d'une coalition qui mène des bombardements en Syrie contre des positions de l’organisation de l’État islamique (EI) depuis septembre 2014.

Au lendemain des premiers raids russes, de hauts responsables américains s'étaient entretenus par vidéo-conférence avec leurs homologues russes sur les moyens d'éviter des incidents entre les puissances militaires.

Les propositions américaines, exposées voici quelques jours, comprennent l'observance d'une distance de sécurité entre avions américains et russes, l'utilisation de fréquences radio communes pour les appels de détresse, ou encore de la langue à utiliser pendant des échanges d'appareil à appareil.

Le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, cité par l'agence de presse Tass, avait déclaré mardi que l'armée russe avait accepté sur le principe les propositions des États-Unis.

Les Américains utilisent le mot "deconfliction" pour qualifier ce type d'échanges. Ce terme peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d'opération.

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a déclaré récemment qu’un aéronef russe s'était approché à quelques kilomètres seulement d'un drone américain, et il a reproché à Moscou d'avoir tiré des missiles de croisière sans en avoir averti Washington.

Avec Reuters et AFP

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