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Turquie : les rebelles kurdes du PKK suspendent leurs opérations avant les législatives

Cemil Bayik, le président de l’Union des communautés du Kurdistan et l’un des fondateurs du PKK, le 6 octobre 2015.
Cemil Bayik, le président de l’Union des communautés du Kurdistan et l’un des fondateurs du PKK, le 6 octobre 2015. Bulent Kilic, AFP

Le Parti des travailleurs du Kurdistan a ordonné, samedi, à ses combattants de cesser leurs activités en Turquie. Une annonce qui permettrait d'éviter les actions susceptibles d'empêcher la tenue des législatives prévues dans trois semaines.

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Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont multiplié depuis près de trois mois les attaques contre les forces de sécurité turques, ont annoncé, samedi 10 octobre, la suspension de leurs opérations à trois semaines des élections législatives.

"Tenant compte des appels venus de Turquie et de l'étranger, notre mouvement a décrété une période d'inactivité pour nos forces de guérilla, sauf si nos militants et nos forces de guérilla étaient attaqués", a écrit l'Union des communautés du Kurdistan (KCK), l'organisation qui chapeaute les mouvements rebelles kurdes.

"Pendant cette période, nos forces de guérilla ne mèneront pas leurs activités prévues et n'engageront aucune autre activité hormis celles destinées à protéger leur situation actuelle et ne feront rien qui pourrait empêcher une élection honnête", a ajouté le KCK dans une déclaration publiée sur son site internet.

Cette décision du PKK intervient quelques heures après une double explosion qui a fait 86 morts dans le centre d’Ankara, samedi matin, alors qu’une manifestation pour la paix était organisée. Le document du mouvement ne fait cependant aucune mention de cet attentat.

Reprise des violences depuis juillet

Depuis la fin juillet, le PKK a repris sa campagne d'attentats contre les forces de sécurité turques dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, tuant plus de 150 policiers et soldats. L'armée turque a de son côté multiplié les opérations de représailles contre les rebelles, notamment en bombardant ses bases-arrière du nord de l'Irak.

Ces violences ont mis un terme au processus de paix engagé en 2012 par le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara avec les rebelles et sonné le glas d'un cessez-le-feu qui tenait depuis plus de deux ans.

>> À lire sur France 24 : "La Turquie est entrée dans un cycle de violences"

Lors des législatives du 7 juin, le HDP avait remporté 13 % des suffrages et 80 sièges de députés, contribuant à faire perdre au parti du président Recep Tayyip Erdogan la majorité absolue qu'il détenait depuis treize ans.

Des élections législatives anticipées seront organisées le1er novembre dans le pays.

Avec AFP

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