ISRAËL - PALESTINE

Nouvelles attaques à l'arme blanche, tension toujours vive à Jérusalem

Des manifestants palestiniens défiant des soldats israéliens à Tulkarem (Cisjordanie), le 8 octobre 2015.
Des manifestants palestiniens défiant des soldats israéliens à Tulkarem (Cisjordanie), le 8 octobre 2015. Jaafar Ashtiyeh, AFP

Alors que les violences qui secouent Israël et la Cisjordanie gagnent Gaza, de nouvelles attaques au couteau ont eu lieu samedi à Jérusalem-Est contre des Israéliens, au lendemain de la journée la plus meurtrière depuis la reprise des heurts.

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Les affrontements et les agressions se poursuivent à Jérusalem. Samedi 10 octobre, deux attaques à l'arme blanche ont été menées contre des Israéliens à Jérusalem-Est, faisant cinq blessés côté israélien. Les trois assaillants ont été abattus.

Dans la matinée, un adolescent palestinien de 16 ans a été tué par la police après avoir agressé deux civils israéliens à l'arme blanche près de la Vieille-Ville, a annoncé la police israélienne. Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont abattu un "terroriste arabe" qui avait blessé au couteau deux policiers, toujours à Jérusalem-Est. Un troisième agent a été grièvement blessé lors de la réplique de ses collègues.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un Palestinien, qui était âgé de 25 ans, a été tué dans le camp de réfugiés de Shuafat, où les forces israéliennes ont répliqué à des jets de pierre, de cocktails Molotov et d'explosifs. Dans un communiqué, le Hamas, groupe islamiste qui contrôle la bande de Gaza, précise qu'il était un de ses membres.

Ce samedi s'annonce tendu dans les Territoires palestiniens, au lendemain de la journée la plus meurtrière depuis la reprise des violences qui secouent Israël et la Cisjordanie déclenchées, le 1er octobre, par le meurtre de deux colons en Cisjordanie.

De plus, la confrontation a gagné pour la première fois, vendredi, la bande de Gaza, théâtre de trois guerres avec Israël en six ans. Le bilan des violences s’est alourdi dans la nuit après la mort de sept jeunes palestiniens, tués par des tirs de soldats israéliens près de la barrière de sécurité qui, avec la frontière égyptienne, enferme hermétiquement la bande côtière palestinienne.

"Environ 200 Palestiniens se sont approchés de la barrière de sécurité, jetant des pierres et des pneus enflammés sur la barrière et les forces de sécurité israéliennes. Les forces sur place ont répliqué en tirant sur les principaux instigateurs pour les empêcher d'avancer et disperser l'émeute", a expliqué à l'AFP une porte-parole de l'armée israélienne. Une roquette tirée de la bande de Gaza est tombée dans la nuit dans un secteur inhabité du sud d'Israël sans faire de blessés, toujours selon l'armée israélienne. En outre, 145 Palestiniens ont été blessés.

L'escalade des violences s'est poursuivie samedi dans cette petite bande côtière. Deux adolescents ont été tués par des tirs israéliens, le long de la frontière.

"Peu importe qu'on parle d'Intifada"

Depuis le 1er octobre, une série d'attaques à l'arme blanche a fait deux morts et 20 blessés israéliens ou juifs. Six des assaillants palestiniens présumés ont été tués.

Le chef du mouvement islamiste Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a estimé vendredi que les dernières violences étaient une nouvelle intifada, après les soulèvements palestiniens de 1987 et 2000.

Jusqu'alors, le mouvement s'est distingué par sa spontanéité. Mais des voix s'élèvent désormais pour réclamer une direction collégiale, comme cela avait été le cas lors des deux intifadas.

"Peu importe qu'on parle d'intifada ou de soulèvement populaire, l'important est que le peuple et tous les mouvements soient unis sur le terrain", a déclaré à l'AFP Mahmoud al-Alloul, cadre dirigeant du Fatah, le parti dominant en Cisjordanie.

Avec AFP

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