AFGHANISTAN

Les Américains vont indemniser les victimes du bombardement de l’hôpital de Kunduz

Un employé de Médecins sans frontières, blessé par le bombardement américain sur l'hôpital.
Un employé de Médecins sans frontières, blessé par le bombardement américain sur l'hôpital. Wakil Kohsar, AFP

Après le bombardement de son hôpital par des forces américaines, Médecins sans frontières a exigé, mercredi, l'ouverture d'une enquête internationale distincte de celle, militaire, promise par les États-Unis.

Publicité

Washington va indemniser les victimes du bombardement américain de l'hôpital de Médecins sans frontières (MSF) à Kunduz, en Afghanistan, dans lequel au moins 22 personnes ont été tuées la semaine dernière, a annoncé le Pentagone samedi 10 octobre.

L'armée américaine "va travailler avec ceux qui ont été touchés" par ce raid aérien "pour déterminer les paiements appropriés", et fera si besoin appel au Congrès. Elle pourra aussi verser de l'argent pour "reconstruire l'hôpital", a précisé le porte-parole du ministère américain de la Défense, Peter Cook, dans un communiqué.

"Le département de la Défense pense que c'est important de traiter les conséquences de ce tragique incident", indique-t-il. "Une des mesures que le département peut prendre est de verser des indemnités aux civils blessés et aux familles des civils tués dans ces opérations militaires américaines".

En outre, l'armée américaine en Afghanistan a l'autorité pour verser des indemnités "visant à reconstruire l'hôpital", note Peter Cook.

MSF a retiré la totalité de son personnel de l'établissement au lendemain de la frappe, qui a été menée le 3 octobre à la demande de l'armée afghane et qui a tué au moins 12 employés et 10 patients.

Mais le bilan pourrait à terme s'alourdir selon MSF, car neuf patients manquent à l'appel et l'organisation humanitaire reste sans nouvelles de 24 de ses employés.

Si le président américain Barack Obama a présenté ses excuses à MSF, l'ONG continue, quant à elle, à demander une enquête internationale indépendante sur ce bombardement, qu'elle a qualifié de "crime de guerre".

De leur côté, l'Otan et le général John Campbell, le général américain qui commande la mission de l'Otan dans le pays (environ 13 000 hommes), ont réitéré leurs promesses d'une enquête interne "transparente" sur ce qui s'est passé.

Le général Campbell a répété devant une commission du Congrès américain que les forces américaines "ne prenaient pas pour cible" les hôpitaux, même si des ennemis - en l'occurrence des Taliban - sont soignés à l'intérieur.

Avec AFP

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine