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Amnesty accuse des Kurdes syriens de violences assimilables à des crimes de guerre

Le village de Hassaké dans le nord de la Syrie, où ont eu lieu des combats entre l'EI et les kurdes syriens du YPG.
Le village de Hassaké dans le nord de la Syrie, où ont eu lieu des combats entre l'EI et les kurdes syriens du YPG. Youssef Karwasshan, AFP, Archives

Amnesty International a annoncé qu'une mission envoyée en Syrie avait découvert "une vague de déplacements forcés et de destructions de maisons" commis par l'administration autonome kurde syrienne. L'ONG assimile ces actes à des "crimes de guerre".

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Une organisation combattante de Kurdes syriens soutenue par les États-Unis, les Unités de protection du peuple (YPG) branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD), s’est rendue coupables de violences assimilables à des crimes de guerre en Syrie, a accusé mardi 13 octobre Amnesty International dans un rapport.

Le texte de 38 pages affirme que dans plus d'une dizaine de villages repris par ces combattants kurdes à l'organisation de l’État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, des habitants, essentiellement des non-Kurdes, ont été contraints de fuir ou ont vu leurs maisons incendiées par les YPG.

L’ONG accuse également l'administration autonome kurde syrienne, qui s'est mise en place lorsque l'armée syrienne s'est retirée de la quasi-totalité de cette partie à majorité kurde du pays en 2012, l'année qui a suivi le début du conflit syrien.

Les YPG réfutent l’accusation d’Amnesty

Ces déplacements forcés constituent souvent des représailles contre "les sympathies ou les liens supposés des habitants avec des membres de l'EI ou d'autres groupes armés", écrit Amnesty, qui dit avoir interrogé 37 personnes ayant souffert de ces violences dans les provinces de Raqqa et Hassaké. Lama Fakih, conseillère d'Amnesty, juge que les autorités autonomes kurdes "bafouent le droit humanitaire international lors d'attaques assimilables à des crimes de guerre". Une accusation que les YPG ont réfutée par la voix de son porte-parole Redur Xelil.

Amnesty cite toutefois Ciwan Ibrahim, chef de la force kurde baptisée "Asayish", proche du PYD, qui reconnaît des cas de déplacements forcés. Il les qualifie cependant d'"incidents isolés" et affirme que les habitants concernés ont été déplacés pour leur propre sécurité.

D'après Amnesty, des membres des YPG ont menacé des habitants de frappes aériennes de la coalition rassemblée autour des États-Unis s'ils refusaient d'abandonner leurs maisons.

Les YPG apparaissent comme les relais les plus efficaces au sol de la campagne aérienne des États-Unis et de leurs alliés contre les jihadistes de l’EI. Cette organisation kurde a par le passé déjà démenti les accusations en provenance de la Turquie selon lesquelles ses combattants expulsent les civils arabes et turkmènes des zones qu'ils contrôlent, notamment dans la ville de Tel Abyad dans le nord de la Syrie.

Avec Reuters et AFP

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