PROCHE-ORIENT

Journée meurtrière à Jérusalem, Israël déterminé à employer "tous les moyens"

Évacuatiuon du corps de la victime de l'attaque d'un bus dans un quartier juif de Jérusalem-Est, le 13 octobre 2015.
Évacuatiuon du corps de la victime de l'attaque d'un bus dans un quartier juif de Jérusalem-Est, le 13 octobre 2015. Thomas Coex, AFP

Alors qu'une "journée de colère" a été décrétée mardi en Cisjordanie, au moins trois Israéliens ont été tués à Jérusalem. Pour faire face à cette escalade de violence, le Premier ministre israélien a promis d'employer "tous les moyens".

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La journée de mardi 13 octobre a été particulièrement sanglante à Jérusalem, où au moins trois Israéliens ont été tués. En Cisjordanie, où un "jour de colère" a été décrété, la tension est montée d'un cran.

  • Au moins trois Israéliens ont été tués, mardi 13 octobre, à Jérusalem. Dans la matinée, deux Palestiniens ont semé la terreur en ouvrant le feu dans un bus dans l’est de la ville sainte, faisant deux morts et plusieurs blessés. À Jérusalem-Ouest, une attaque à la voiture-bélier et au couteau ont également fait un mort côté israélien.
  • À Bethléem, un Palestinien a été tué mardi, lors de heurts avec l'armée israélienne. La tension a été vive au cours de la journée en Cisjordanie occupée où les Palestiniens étaient appelés à "un jour de colère". Des affrontements ont notamment opposé des jeunes lanceurs de pierres et des soldats israéliens à Bet El, près de Ramallah, à Qalandiya et à Bethléem. Au moins 15 Palestiniens ont de nouveau été blessés mardi par des tirs israéliens. Depuis le début des violences le 1er octobre, près d'une trentaine de Palestiniens et sept Israéliens ont perdu la vie.
  • L'agitation a également gagné la communauté des Arabes israéliens (17,5 % de la population), qui était appelée mardi à une grève générale dans un climat de suspicion croissante entre les différentes communautés.
  • Face à cette escalade de violence, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réuni un conseil de sécurité. Devant le Parlement, il a promis d'employer "tous les moyens" possibles. Et de prévenir le président palestinien Mahmoud Abbas qu’il le tiendrait pour responsable en cas de nouvelle détérioration de la situation. Le gouvernement israélien doit annoncer des moyens supplémentaires pour lutter contre ces attaques.
  • Au sein de la communauté internationale, les États-Unis ont condamné les attaques "terroristes" perpétrées par les Palestiniens à Jérusalem. De son côté, l’ONU a aussi critiqué "l'usage apparemment excessif de la force" par Israël contre les Palestiniens en Cisjordanie. Un haut responsable palestinien a d’ailleurs annoncé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur la manière dont les forces israéliennes ont neutralisé certains des auteurs de la vague de violences, en parlant "d'exécutions extrajudiciaires".

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