FOOTBALL

"Clowns du continent", les Pays-Bas ne seront pas à l’Euro-2016

Wesley Sneijder, l'un des leaders des Pays-Bas, abattu sur la pelouse de l'ArenA Stadium
Wesley Sneijder, l'un des leaders des Pays-Bas, abattu sur la pelouse de l'ArenA Stadium Emmanuel Dunand, AFP

Pour la première fois depuis 1984, les Pays-Bas seront absent de l’Euro, en 2016. Un échec retentissant pour la "génération dorée" des "Oranje", troisième du Mondial-2014 et qui n’a jamais su se remobiliser pour cette campagne qualificative.

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Pour l’Europe du football, c’est un séisme d’une rare intensité : le prochain Euro, en 2016 en France, se jouera sans les Pays-Bas. Il aurait fallu un miracle pour que la sélection "oranje" parviennent à décrocher une place de barragiste lors de la dernière journée des éliminatoires. Mais en lieu et place d’une intervention divine, les hommes de Danny Blind ont eu droit à une humiliation.

Dans une ArenA d’Amsterdam même pas remplie pour l’occasion, les Pays-Bas ont été baladés par la République Tchèque, qui a mené 0-3 jusqu’à l’entame des 20 dernières minutes avant de lâcher un peu de lest (2-3). Une déroute qui est venue entériner une quatrième place indigne du statut des Néerlandais dans un groupe A qu’ils auraient dû dominer de la tête et des épaules.

Et le pire, c’est que même une victoire de Van Persie et des siens, mardi soir, n’aurait eu aucune conséquence au classement de ce groupe A, puisque dans le même temps, la Turquie s’était assuré de la troisième place de son groupe, qui lui offre une place en barrages, en dominant l’Islande (1-0).

"Les clowns du continent"

Avec cinq défaites en dix rencontres dans un groupe pourtant très largement à sa portée sur le papier, le troisième du dernier mondial a connu l’un des plus retentissants échecs de son histoire. Depuis 2002 et une campagne de qualification ratée pour la Coupe du Monde, les "Oranje" n’avaient plus manqué une compétition internationale.

Et cela faisait plus de 30 ans qu’ils étaient systématiquement au rendez-vous des joutes continentales. La dernière fois qu’ils étaient passés à la trappe, c’était déjà lors d’un Euro accueilli par la France, en 1984.

Sans surprise, la presse n’était donc pas tendre avec eux ces derniers jours. "L'Europe entière rit de nous. Nous sommes les clowns du continent", écrivait par exemple le journal "Algemeen Dagblad", dès mardi matin.

À bout de souffle

Il faut dire qu’à la différence des éditions précédentes, l’Euro est devenu une compétition nettement moins sélective. Pour la première fois de son histoire, il mettra aux prises 24 sélections : un panier garni qui comprend quelques nouveaux, comme l'Albanie, l'Islande, le Pays de Galles, l'Irlande du Nord ou encore la Slovaquie.

Difficile donc de voir en l’absence néerlandaise autre chose qu’un retentissant échec. Et c’est celui de toute une génération. Les Snejider, Robben, Van Persie et Huntelaar, tous trentenaires, pourraient être tentés de raccrocher les crampons en sélection dans les prochaines semaines. Reste que la passation de pouvoir avec la jeune garde, emmenée par les Depay (21 ans), Tete (20 ans) et autres Riedewald (20 ans), est encore loin, très loin, d’avoir été menée à bien.

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