FRANCE

Financement du Front national : Marine Le Pen refuse de se rendre chez les juges

Le Front national, dont Marine Le Pen est la présidente, a été mis en examen mercredi pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie.
Le Front national, dont Marine Le Pen est la présidente, a été mis en examen mercredi pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie. Frederick Florin, AFP

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a refusé de se rendre, mardi, à la convocation des juges qui enquêtent sur le financement du parti. Elle estime que des garanties d'impartialité ne sont pas réunies en l'état.

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Dans le cadre de l’enquête sur le financement du Front national, la présidente du parti Marine Le Pen a décidé de ne pas se rendre à une convocation des juges Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi. Elle devait être entendue, mardi 13 octobre, comme témoin assisté, correspondant au statut intermédiaire entre celui de témoin simple et de mis en examen.

Dans un message écrit adressé à l’AFP, Marine Le Pen a justifié sa décision en expliquant qu'une requête en suspicion légitime contre ces magistrats avait été déposée quelques jours plus tôt par son parti dans ce dossier. Cette procédure vise à demander à la chambre criminelle de la Cour de cassation de dessaisir la juridiction en charge de l'affaire et de la renvoyer à une autre juridiction.

La présidente du parti estime en effet que les garanties d'impartialité ne sont pas réunies en l'état, sans toutefois donner plus de précisions à ce sujet.

Ce type de requête en suspicion légitime ne suspend pas le cours de l'enquête. Selon une source proche du dossier, la convocation de Marine Le Pen a pour l’instant été reportée.

Recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie

Le Front national (FN) a été mis en examen, mercredi 9 septembre, pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie dans l'enquête sur son financement. Les juges soupçonnent des responsables du FN, d'une entreprise amie, Riwal, et du micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen, d'avoir mis en place un système de surfacturations lors des législatives de 2012 et d'avoir escroqué l'État, qui rembourse les frais de campagne. Riwal et Jeanne ont déjà été mis en examen dans ce dossier, ainsi que six personnes dont le vice-président du FN, Jean-François Jalkh.

Cette affaire intervient à quelques semaines des élections régionales, pour lesquelles les sondages sont favorables au FN, malgré le conflit persistant entre Marine Le Pen et son père qui agite le parti. Celle-ci sera la tête de liste régionale du FN en en Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la tête de liste départementale dans le Pas-de-Calais.

Avec AFP

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