PRÉSIDENTIELLE GUINÉENNE

Guinée : les premiers résultats partiels contestés par l'opposition

Des membres de la Ceni examinent les premiers résultats de l'élection présidentielle guinéenne, mercredi 14 octobre 2015, à Conakry.
Des membres de la Ceni examinent les premiers résultats de l'élection présidentielle guinéenne, mercredi 14 octobre 2015, à Conakry. Cellou Binani, AFP

Alors que la Céni a indiqué, mercredi, que les premiers résultats partiels de la présidentielle en Guinée donnent le candidat Alpha Condé en tête, son principal adversaire Cellou Dalein Diallo a déclaré qu'il refuserait l'issue du scrutin.

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Le président Alpha Condé était nettement en tête des résultats provisoires partiels du premier tour de la présidentielle en Guinée, a annoncé, mercredi 14 octobre, la Commission électorale nationale indépendante (Céni), tandis que son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo, a annoncé qu’il mettait un terme à sa participation au processus électoral.

Les résultats partiels, qui portent sur environ un quart des six millions d'électeurs, soit 10 préfectures sur 38, trois des cinq communes de Conakry et l'essentiel du vote des Guinéens de l'étranger, donnent Alpha Condé largement en tête, devant Cellou Dalein Diallo qui distançait lui-même très nettement les six autres candidats.

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Selon les statistiques lues par le président de la Céni, le président sortant l'emportait dans les trois communes les moins peuplées de Conakry, dans une préfecture du centre-est du pays et très largement dans quatre préfectures de Guinée forestière (sud), une région charnière sur le plan électoral. Sans surprise, Cellou Dalein Diallo a fait également le plein de voix dans cinq préfectures du centre, son fief électoral, et dans le vote de la diaspora.

L’opposition dénonce une "mascarade électorale"

La Céni espère pouvoir annoncer les résultats provisoires à l'échelle nationale en fin de semaine, a indiqué mercredi son porte-parole, Amadou Salif Kebe. Elle dispose en principe pour le faire d’un délai légal de 72 heures après réception du dernier procès-verbal en provenance des quelque 14 000 bureaux de vote.

Dénonçant comme une "mascarade électorale" la série de problèmes de logistique et d'organisation observés le jour du vote, les sept candidats en lice face au président Condé avaient réclamé dès lundi l'annulation du premier tour.

Peu auparavant l’annonce des premiers résultats, le chef de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, qui a notamment dénoncé une "fraude massive", a annoncé par la voix de son porte-parole Aboubacar Sylla "mettre un terme définitif à sa participation au processus électoral actuel" et retirer ses représentants de ce "simulacre d'élection".

Son parti "réitère sa détermination à user de tous les moyens légaux, y compris les manifestations pacifiques autorisées par notre Constitution en son article 10, pour protester contre le déni de démocratie et de justice dont se rendent coupables les autorités actuelles", a ajouté son porte-parole.

Avec AFP

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