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Burkina Faso : le général Gilbert Diendéré inculpé de crime contre l'humanité

L'ancien bras-droit de l'ex-président Blaise Compaoré avait mené le coup d'État avorté du 17 septembre au Burkina Faso.
L'ancien bras-droit de l'ex-président Blaise Compaoré avait mené le coup d'État avorté du 17 septembre au Burkina Faso. Ahmed Ouoba, AFP

Le général Diendéré, l'ancien bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré, qui a pris la tête du coup d'État raté du 17 septembre au Burkina Faso, a été inculpé vendredi de crime contre l'humanité à Ouagadougou.

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La justice militaire burkinabè a inculpé vendredi 16 octobre le général Gilbert Diendéré de crime contre l'humanité. "Le général Diendéré est notamment poursuivi pour crime contre l'humanité", a affirmé lors d'une conférence de presse le colonel Sangaré, également commissaire du gouvernement du tribunal militaire (procureur), précisant que le général "fait l'objet de 11 chefs d'inculpation" au total.

L’ancien bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré avait pris la tête du coup d'État raté du 17 septembre au Burkina Faso. Selon le bilan officiel du gouvernement, 14 personnes sont mortes et 251 ont été blessées lors du putsch et de la répression des manifestants hostiles au coup d'État.

Il a rendu le pouvoir au président de transition Michel Kafando le 23 septembre, après le constat d'échec du putsch face à une forte mobilisation populaire. Il s'était rendu de lui-même à la justice le 1er octobre, après s'être réfugié pendant deux jours chez le nonce apostolique à Ouagadougou.

"Un crime de droit international"

Mercredi, Amnesty international avait estimé que l'unité putschiste avait "fait preuve d'un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d'autres avec des armes automatiques".

"Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international" estimait l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Élections présidentielles

Le gouvernement du Burkina Faso a fixé mercredi au 29 novembre la date des élections présidentielle et législatives censées parachever la transition vers le rétablissement d'un régime démocratique, menacée par la tentative de coup d'État.

Depuis le soulèvement populaire ayant chassé Blaise Compaoré du pouvoir en octobre 2014, le pays est dirigé par un président par intérim, Michel Kafando.

Avec AFP

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