Accéder au contenu principal

Un ex-otage en Syrie : "Jihadi John, le bourreau de l’EI, m’a forcé à danser le tango"

"Jihadi John", le bourreau de l'EI en Syrie.
"Jihadi John", le bourreau de l'EI en Syrie. Capture d'écran YouTube

L’ex-otage danois de l’EI en Syrie, Daniel Rye Ottosen, a publié cette semaine un livre dans lequel il raconte les affres de sa captivité. Il raconte notamment avoir croisé la route du bourreau sanguinaire "Jihadi John".

Publicité

Daniel Rye Ottosen, le photographe indépendant danois qui a été libéré en juin 2014 après avoir été retenu en otage en Syrie pendant 13 mois, a publié cette semaine un livre au Danemark, "Do you see the moon, Daniel", dans lequel il raconte avec l'aide du journaliste Puk Damsgård, les conditions de sa captivité.

Dans un entretien récemment accordé à Danmarks Radio, la radiotélévision publique danoise, il a fait des révélations sur le comportement sadique de l’un de ses geôliers, le tristement célèbre "Jihadi John", le bourreau masqué de l’organisation de l’État islamique (EI).

Identifié par les médias britanniques comme étant Mohammed Emwazi, le jihadiste, né au Koweit et élevé à Londres, apparaît sur plusieurs vidéos macabres de décapitation d’otages de l’EI en Syrie, dont les Américains James Foley, Steven Sotloff et Peter Kassig, et les Britanniques David Haines et Alan Henning. Alors qu’il est activement traqué par les services secrets britanniques, sa dernière apparition publique remonte au début de l'année.

"Tu veux danser ?"

Daniel Rye Ottosen confie que "Jihadi John" l’a notamment forcé à danser le tango avec lui, avant de le passer à tabac. "Tu veux danser ?", lui a-t-il demandé. "Il est venu me chercher et on a dû danser le tango, John et moi," a précisé l’ex-otage Rye, qui n’a opposé aucune résistance à son geôlier, préférant baisser la tête pour éviter de croiser son regard, de peur d’être battu. "Si vous les regardez dans les yeux, ils vous battent encore plus sévèrement", raconte-t-il.

"Ma tête était baissée, il m'a fait tourner autour de la prison. Puis tout à coup, il m'a jeté à terre, pour ensuite me donner des coups de pied et me frapper. Puis ils [ses geôliers, NDLR] ont fini par me menacer de me couper le nez avec des pinces et ce genre d’outils", a-t-il ajouté.

L’ex-otage qui a affirmé avoir été torturé à de nombreuses reprises, "un domaine dans lequel ils excellent", a confié avoir craqué psychologiquement au point d’essayer de mettre fin à ses jours. "Je ne voulais plus faire partie de ce monde", a-t-il expliqué, après notamment avoir été forcé à se tenir debout pendant toute une journée, les bras entravés en l’air et les mains menottés.

Après plus d’un an de convalescence pour se remettre tant bien que mal du traumatisme vécu en Syrie, Daniel Rye Ottosen, 26 ans, a renoué avec son métier de photographe. Selon les médias danois, une rançon, dont la somme a été collectée par ses proches, a été versée en échange de sa libération.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.