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SYRIE

L'armée régulière syrienne poursuit son avancée dans la province d'Alep

Les forces du régime syrien progressaient samedi dans le nord du pays.
Les forces du régime syrien progressaient samedi dans le nord du pays. George Ourfalian, AFP
3 min

Appuyé par ses alliés russes et iraniens, le régime syrien poursuit sa vaste offensive près d'Alep, dans le nord du pays. S'il n'a pas encore enregistré de succès décisifs, il s'est tout de même emparé de plusieurs villages.

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L’armée loyaliste syrienne, appuyée par ses alliés russes et iraniens, progressait dans le nord de la Syrie, samedi 17 octobre, mais a rencontré une forte résistance dans le centre, au 11e jour de son offensive terrestre contre les rebelles.

Les troupes du régime de Bachar al-Assad, soutenues au sol par les milices pro-régime, le Hezbollah libanais et des miliciens iraniens et irakiens, ont pris en 24 heures cinq villages et des collines de la province septentrionale d'Alep et se trouvaient aux portes de la localité clé d'Al-Hader.

"La prise de cette localité, à 25 km au sud de la ville d'Alep (chef-lieu de la province éponyme), permettrait de sécuriser une ligne d'approvisionnement de l'armée entre la province d'Alep et celle de Hama", plus au Sud, a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Un effort coordonné" entre Damas, Moscou et Téhéran

La province d'Alep est quasi-contrôlée par le Front Al-Nosra, la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, et ses alliés islamistes, ou des jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI). Le régime syrien ne contrôle qu'une route lui permettant d'approvisionner les quartiers de la ville d'Alep sous son contrôle.

D'après un responsable américain cité par l’AFP, près de 2 000 Iraniens ou combattants soutenus par l'Iran, comme ceux du Hezbollah ou de groupes irakiens, participent à l'offensive près d'Alep, dans "un effort coordonné" entre Damas, Moscou et Téhéran.

Selon lui, pendant que les Iraniens et leurs groupes affiliés appuient les forces syriennes au sol près d'Alep, les Russes aident par les airs l'armée à prendre en tenailles les rebelles dans la province d'Idleb, à partir des provinces de Hama à l'Est et de Lattaquié à l'Ouest.

Selon le quotidien libanais "Al-Akhbar", proche de l'Iran et du régime syrien, les "opérations lancées à Alep, et les combats de Hama et Lattaquié ont pour principal objectif, d'isoler Idleb [au Nord-Ouest]".

Au moins 72 morts à Alep

Dans la province d'Alep, les forces du clan Assad cherchent aussi à briser le siège imposé par l'EI à l'aéroport militaire de Kweires, s'emparant d'une nouvelle localité environnante et se trouvant, selon une source militaire, à 6 km de la base. Si elles réussissaient leur opération, cet aéroport pourrait être mis à la disposition de l'armée de l’air russe qui est aujourd'hui basée dans celui de Hmeimim, au sud de Lattaquié, selon l'OSDH, basée à Londres.

En revanche, dans la province centrale de Homs, l'armée loyaliste faisait face à une forte résistance des rebelles autour de Talbissé, sur l'autoroute internationale. "L'aviation russe a mené plusieurs raids sur Talbissé et le nord de la province de Homs tandis que de violents combats avaient lieu aux alentours de cette localité", située à 10 km au nord de la ville de Homs, toujours selon l'OSDH. Les raids aériens russes et les bombardements du régime y ont fait depuis jeudi 72 morts, dont près de la moitié sont des civils, a ajouté l'ONG.

La Russie a annoncé, vendredi, que son aviation avait effectué plus de 650 sorties et mené des raids contre plus de 450 cibles depuis le début de sa campagne aérienne le 30 septembre.

Moscou dit bombarder des groupes "terroristes", dont l'EI, mais les Américains, les Européens et les Turcs accusent le Kremlin de cibler avant tout des groupes rebelles qu'ils qualifient de "modérés", et ce, afin de favoriser le régime de Bachar al-Assad.

L'intervention militaire russe a été critiquée, vendredi, par le président américain Barack Obama, qui a jugé que le Kremlin ne pourrait faire aboutir une solution pacifique en Syrie qu'"à coup de bombes" et que soutenir le président Bachar al-Assad était voué à l'échec.

Avec AFP

 

 

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