ALLEMAGNE

Cologne : Henriette Reker, la candidate agressée au couteau, a été élue maire

Des affichettes aposées contre une affiche de campagne de la candidate poignardée, Henriette Reker, sur lesquelles on peut lire "Allez voter ! Plus que jamais. Bonne convalescence Mme Reker".
Des affichettes aposées contre une affiche de campagne de la candidate poignardée, Henriette Reker, sur lesquelles on peut lire "Allez voter ! Plus que jamais. Bonne convalescence Mme Reker". Patrik Stollarz, AFP

Henriette Reker, la candidate à la mairie de Cologne poignardée samedi, a été élue maire dimanche en obtenant la majorité absolue dès le premier tour. Un peu plus tôt, son agresseur a été reconnu pénalement responsable par la justice.

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La candidate à la mairie de Cologne, dans l’ouest de l'Allemagne, gravement blessée au couteau samedi 17 octobre par un homme hostiles aux migrants, a été élue dimanche maire de la ville, en obtenant la majorité absolue dès le premier tour.

Henriette Reker, notamment chargée de l'accueil des réfugiés à Cologne, a obtenue 52,64 % des voix, selon des résultats définitifs, loin devant son rival social-démocrate Jochen Ott (32,03 %).

Loin de l'euphorie, son équipe de campagne s'est contentée d'un tweet dimanche soir pour saluer sa performance : "Victoire ! Nous nous réjouissons pour Henriette Reker et la confiance pour un nouveau départ à Cologne".

Agresseur pénalement responsable

L'auteur présumé de l'agression a été considéré pénalement responsable de ses actes, a indiqué la police locale dimanche, confirmant qu'il avait été proche de l'extrême droite dans les années 1990.

Une première expertise psychiatrique a déterminé qu'il "n'y a pas d'indications permettant d'exclure la responsabilité pénale de l'assaillant".

Il devrait donc être poursuivi pour tentative de meurtre sur Henriette Reker, ainsi que pour "coups et blessures graves" sur les quatre autres personnes qu'il a blessées avant d'être arrêté.

Motifs "racistes"

Le suspect, un chômeur de 44 ans, doit être présenté à un juge de la détention dans la journée. Samedi, la police avait déjà indiqué que l'homme avait avoué agir pour des motifs racistes.

Selon le site internet du magazine "Der Spiegel", il a indiqué aux policiers lors de son interrogatoire : "Les étrangers nous prennent nos emplois" et aurait estimé que la charia, la loi canonique islamique, allait bientôt régner en Allemagne.

Par ailleurs, l'hôpital où Henriette Reker avait été admise a indiqué dimanche aux médias locaux que l'état de la victime, blessée gravement au cou, était satisfaisant et qu'elle ne devrait pas souffrir de séquelles. "En l'état actuel des choses, et si tout se déroule normalement, le rétablissement total de Mme Reker est probable", a indiqué le Pr Karl-Bernd Hüttenbrink au journal "Rheinische Post".

Avec AFP
 

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