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Facebook préviendra ses utilisateurs en cas de cyberattaque commanditée par un État

Facebook préviendra désormais ses utilisateurs si un État pirate leur compte.
Facebook préviendra désormais ses utilisateurs si un État pirate leur compte. Pixabay

Les utilisateurs de Facebook victimes d'une tentative de piratage de leur compte vont recevoir une notification spécifique si les équipes du réseau social découvrent qu'un État a commandité l'attaque informatique.

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Les utilisateurs de Facebook qui intéressent la NSA, les services de renseignement chinois ou la DGSE seront bientôt mis au courant par le réseau social. Un nouveau type de notification va être envoyé à ceux "dont le compte a probablement été la cible d'une attaque par un acteur soutenu par un État".

Cette avertissement spécifique serait nécessaire car "ce genre d'attaque a tendance à être plus sophistiqué et dangereux que les autres", assure Alex Stamos, le responsable de la sécurité informatique de Facebook, dans un billet de blog mis en ligne lundi 19 octobre.

La victime de ce genre de cyberespionnage entrera donc dans un monde numérique séparée du commun des utilisateurs de Facebook. Il recevra un message sur son téléphone portable dès qu'une connexion à son compte depuis un nouveau terminal (PC, tablette, smartphone) sera repérée par les équipes du réseau social.

Problème de l'attribution d'une attaque

Pour renforcer encore l'aspect anxiogène, l'avertissement précise que si des pirates informatiques soutenus par un État ont pu compromettre le profil Facebook de la victime, ils ont dû aussi aller fouiner dans ses autres comptes (Google, Twitter ou encore Microsoft). 

Reste que Facebook se refuse par avance à fournir les preuves de l'implication d'un État dans une attaque. Ce silence serait essentiel pour "protéger l'intégrité des méthodes et procédures internes", souligne Alex Stamos au quotidien britannique "The Guardian".

Reste que l'attribution d'un piratage à tel ou tel acteur est traditionnellement l'un des aspects les plus débattus après la mise à jour d'une attaque informatique. Même des cyberopérations d'envergure donnent rarement lieu à des affirmations péremptoires sur l'origine réelle du crime. Ainsi la mise en cause par la Maison Blanche de la Corée du Nord dans le très médiatique piratage de Sony en décembre 2014 a été contestée par divers experts.

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