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FOOTBALL

Fifa : Michel Platini trouve "honteux d’être traîné dans la boue"

Michel Platini plaisante avec Sepp Blatter, après sa réelection à la tête de la Fifa, le 29 mai 2015 à Zurich.
Michel Platini plaisante avec Sepp Blatter, après sa réelection à la tête de la Fifa, le 29 mai 2015 à Zurich. Fabrice Coffrini, AFP
3 min

Malgré sa récente suspension par le comité d'éthique de la Fifa, Michel Platini reste candidat à la présidence de l'instance. Il explique au "Monde" l'absence de contrat écrit pour les 1,8 million d'euros reçus de Blatter.

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Michel Platini a réaffirmé son intention de briguer la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa, dix jours après l’annonce de sa suspension pendant 90 jours de toute activité liée au football par le comité d’éthique de l'instance.

"J’en ai toujours envie !", a ainsi déclaré l’ancien international français, dans un entretien accordé lundi 19 octobre au journal "Le Monde". Il avait été suspendu en raison de doutes sur la légalité d’un versement de deux millions de francs suisses (1,8 million d'euros) reçus du président de la Fifa Joseph Blatter. Michel Platini a expliqué que ce versement avait rémunéré un travail réel mais qu’il ne procédait pas d’un contrat écrit. "De toute manière, j'ai appris depuis qu'en droit suisse, un contrat oral vaut comme un contrat écrit", a expliqué le président de l'UEFA, qui "trouve honteux d'être traîné dans la boue".

"Même s'il veut me tuer politiquement, je garde un peu d'affection"

"C'était un truc d'homme à homme. Il allait devenir président de la Fifa. La Fifa ! J'avais confiance", ajoute Platini au sujet de Sepp Blatter. Dans cet entretien, l’ancien footballeur sous-entend que le Suisse est à l'origine des révélations sur ce versement, mais "même s'il veut me tuer politiquement, je garde un peu d'affection pour ce que nous avons vécu ensemble".

Il raconte également de quelle manière cet accord a été scellé en 1998, quand Blatter lui avait proposé d’être son conseiller pour le foot : "'Combien tu veux ?', demande Blatter. Je réponds : 'Un million.' 'De quoi ?' 'De ce que tu veux, des roubles, des livres, des dollars.' À cette époque, il n'y a pas encore l'euro. Il répond : 'D'accord, un million de francs suisses par an.'"

Un délai suspect

Mais ce versement est aujourd’hui jugé suspect, car il est intervenu en 2011, pour un travail réalisé entre 1998 et 2002. Interrogé sur ce délai, Michel Platini affirme être allé, après quelques mois, demander à Sepp Blatter s'il avait "un problème pour payer". "Il me dit : 'Oui. Je ne peux pas te payer un million à cause de la grille des salaires. Tu comprends, le secrétaire général gagne 300 000 francs suisses. Tu ne peux avoir plus de trois fois son salaire. Alors on va te faire un contrat pour 300 000 francs suisses et on te donnera le solde plus tard'", se souvient le président de l’UEFA.

"Mais j'aurais mieux fait de demander une reconnaissance de dette", estime désormais l'ex-joueur qui n’a demandé qu’en 2011 à ses services de vérifier auprès de Blatter s’il lui devait de l’argent. "Et il a dit oui. J'ai envoyé une facture à leur demande [...]. J'ai été payé dix jours plus tard sans que la Fifa ne fasse aucune difficulté et j'ai moi-même payé des charges et des impôts sur cette somme", dit-il. "Franchement, s'il y avait eu un doute quelconque, la Fifa aurait refusé de me payer", insiste-t-il.

À la suite de cette affaire, Michel Platini a fait appel de sa suspension. Il a depuis reçu l’appui de l’UEFA dans la course à la présidence, dont l’élection doit avoir lieu le 26 février. Ce front européen s’est toutefois affaibli la semaine dernière, la fédération anglaise lui ayant provisoirement retiré son soutien.

Avec AFP et Reuters

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