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Révoltés contre la hausse des frais scolaires, des étudiants sud-africains s'introduisent dans le Parlement

Des étudiants sud-africains se sont brièvement introduit dans l'enceinte du Parlement du Cap mercredi pour protester contre la hausse des frais scolaires.
Des étudiants sud-africains se sont brièvement introduit dans l'enceinte du Parlement du Cap mercredi pour protester contre la hausse des frais scolaires. Rodger Bosch, AFP

Des milliers d'étudiants sud-africains protestent depuis une semaine contre l'augmentation des frais de scolarité pour la rentrée prochaine. Mercredi, des heurts ont éclatés entre les étudiants et les forces de l’ordre devant le Parlement du Cap.

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#Feesmustfall ("les frais d’inscription doivent baisser") est devenu le slogan de toute une génération en Afrique du Sud. Le monde universitaire sud-africain est secoué depuis plus d’une semaine par des manifestations de plusieurs grandes universités.

Des étudiants de Witwatersrand à Johannesbourg, de l'Université du Cap ou encore de celle de Pretoria, battent le pavé pour contester la hausse généralisée des frais de scolarité. Les responsables des universités assurent qu'une hausse est nécessaire pour pouvoir offrir une meilleure qualité d'enseignement. Dans les cortèges, se trouvent principalement des étudiants noirs.

Mercredi, une centaine d’étudiants qui manifestaient au Cap sont passés à la vitesse supérieure et se sont brièvement introduit dans l’enceinte du Parlement, pourtant protégé par la police.

La police anti-émeute sud-africaine a répliqué en lançant des grenades assourdissantes pour les repousser.

La session parlementaire a également été brièvement interrompue par l'expulsion manu militari des députés du parti radical de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) qui réclamaient que la question des frais de scolarité soit mise à l'ordre du jour.

Toujours au Cap, les étudiants ont campé et chanté pendant plusieurs heures pour réclamer audience au ministre, Emmanuel Blade Nzimande, qui avait proposé mardi de limiter la hausse des frais à 6 %. Une proposition jugée insuffisante par les associations étudiantes. Selon des journalistes présents sur place, le ministre a fini par s’adresser à la foule avant d’être hué.

Les manifestations dégénèrent

Dans certaines universités, les manifestations ont débordé et donné lieu à des pillages et des saccages. Le ministre des Finances, Nhlanhla Nene, a affirmé mercredi au Parlement que les revendications des étudiants n’étaient pas énoncées "de façon constructive".

Le monde universitaire sud-africain est régulièrement sous tension depuis ces derniers mois. En mars dernier, des étudiants de l’université du Cap avaient déboulonné la statue du colon britannique Cecil Rhodes à l'entrée de l'Université du Cap.

Un débat s’était alors engagé à travers le pays réclamant une transformation du corps enseignant sud-africain, jugé "trop blanc" par les étudiants.

Avec AFP et Reuters
 

Violentes manifestations étudiantes au Cap

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