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Émeutes en Isère : la situation reste tendue à Moirans

Des carcasses de voitures brûlées à la gare de Moirans, près de Grenoble, le 21 octobre.
Des carcasses de voitures brûlées à la gare de Moirans, près de Grenoble, le 21 octobre. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Au lendemain des émeutes en Isère déclenchées par le refus de la justice de laisser un détenu assister aux funérailles de son frère, la situation reste tendue. Les autorités refusent toujours d'accorder au prisonnier une permission de sortie.

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La cour d'appel de Chambéry et le juge d’application des peines d’Albertville (sud-est de la France) ont tous deux rejeté, mercredi 21 octobre, l'autorisation de sortie du détenu - à l'origine de violences à Moirans (Isère) la veille - qui souhaitait assister à l'enterrement de son frère.

Face à cette décision des autorités judiciaires, la mère de la victime, après avoir dit dans un premier temps qu'elle annulait l’enterrement prévu mercredi après-midi à Moirans, s'est montrée plus indécise. "Je vais faire venir le cercueil de mon fils ici. Et il ne bougera pas tant que mon autre fils ne pourra pas venir", a indiqué Adèle Vinterstein.

Émeutes à Moirans et mutinerie dans une prison

Mardi, un premier refus des autorités judiciaires de laisser sortir ce détenu avait déclenché de violentes émeutes. Une centaine de manifestants avaient bloqué la gare de la ville de Moirans "avec des barres en fer […]", d’autres ont brûlé des voitures, jeté des véhicules sur les voies, bloqué les routes.

À Aiton, à 100 kilomètres de là, une mutinerie a éclaté dans le centre pénitentiaire de la ville où le jeune homme est détenu. Une vingtaine de prisonniers (sur les 180-190 de l'établissement) ont mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules. Une équipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris), venue de Lyon et spécialisée dans le rétablissement de l'ordre dans les prisons, avait été dépêchée sur place.

Laisser sortir le détenu "même avec des boulets aux pieds"

Adèle Vinterstein avait déclaré, mardi soir, à BFM TV avoir "demandé une escorte [pour son fils], même avec des boulets aux pieds". "Ça ne prendrait qu'une heure", avait-elle ajouté. L'avocat du détenu de 24 ans, condamné à cinq ans de prison pour vol avec arme, a critiqué la "violence que constitue cette décision".

"Le fait qu'on interdise à ce gars d'aller voir la dépouille de son frère, c'est atterrant. Il a été jugé comme ayant un comportement global satisfaisant", a déclaré Me Ronald Gallo à l'AFP, évoquant un seul incident en trois ans de détention. "Il est dans la phase d'aménagement de peine. Il est accessible aux permissions. Il n'a pas un casier judiciaire qui fait peur", a ajouté l'avocat. "Sous prétexte de fermeté, on rend des décisions implacables et inhumaines."

Avec AFP

 

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