Dans la presse

Le "coup d'éclat" de Marine Le Pen

A la Une de cette revue de presse française, le coup d'éclat de Marine Le Pen, qui a décidé d'annuler à la dernière minute sa participation à une émission de France 2.

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Comme beaucoup de journaux français, Le Figaro revient ce matin sur le lapin posé par Marine Le Pen à l’émission "Des paroles et des actes" sur France 2, trois heures seulement avant le début du direct. La polémique enflait depuis une semaine, raconte Le Parisien. A gauche, comme à droite, des responsables politiques dénonçaient une tribune offerte à la présidente du Front national, trois jours avant le début de la campagne pour les régionales. France 2 avait finalement proposé d’inviter des candidats à ces élections pour un mini-débat, ce qui n’était pas du goût de Marine Le Pen : "M. Pujadas, on ne m’impose rien", a-t-elle affirmé. La polémique a permis à la présidente du Front national de jouer la "victimisation", relève l’éditorialiste Guillaume Tabard. Une fois encore, grâce à ce "coup de poker", la voilà au centre du débat, conclut-il.

"Les Balkans submergés par l’afflux de migrants", titre également Le Figaro, qui alors qu’un sommet européen d’urgence est prévu dimanche à Bruxelles, s’insurge contre la réponse des 28. Pour le journal de droite, elle n’est pas à la hauteur. Rien de ce qui a été décidé jusqu’à présent n’a eu d’effet sur le terrain, estime le quotidien. Dans son éditorial, Philippe Gélie, compare les responsables européens à une "équipe de plombiers armés de clés à molette cherchant frénétiquement à colmater les brèches d’un barrage sur le point de céder". L’Europe apparaît donc impuissante. Pourtant, il y a urgence, poursuit le journal : à l’approche de l’hiver, c’est un drame humanitaire qui menace l’Union européenne.

Enfin, Le Parisien recueille pour la première fois les témoignages de deux policiers qui avaient affronté Amedy Coulibaly à Montrouge, c'est-à-dire la veille de la tuerie de l’Hypercacher. Ce 8 janvier, Eric et Laurent étaient appelés pour un banal accrochage. Alors qu’Eric reçoit une balle dans le visage, son collègue décide de sauter sur Coulibaly. "Je me suis agrippé comme une sangsue", raconte-t-il. Il m’a dit :"Ah, tu veux jouer ? Ben tu vas crever". J’ai entendu un clic. En fait l’arme s’est enrayée. Sinon, je ne serais plus là". Laurent et Eric se disent persuadés que sans leur réaction, Coulibaly s’en serait pris à l’école juive, juste à coté du lieu du drame de Montrouge, qui a coûté la vie à une policière de 25 ans, Clarissa Jean-Philippe.

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