BANGLADESH

Bangladesh : la communauté chiite de Dacca visée par un attentat

Des policiers devant le principal site religieux chiite de la capitale du Bangladesh, Dacca, le 24 octobre 2015.
Des policiers devant le principal site religieux chiite de la capitale du Bangladesh, Dacca, le 24 octobre 2015. Munir uz Zaman, AFP

La communauté chiite de la capitale du Bangladesh a été visée par un attentat, samedi lors de la fête de l'Achoura. Le dernier bilan fait état d'un mort - un garçon de 14 ans - et d'une centaine de blessés.

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Au moins une personne a été tuée et près de 80 blessées au Bangladesh, samedi 24 octobre, dans un attentat à la bombe contre le principal lieu de culte chiite de la capitale Dacca, où près de 20 000 personnes étaient réunies pour la fête de l'Achoura, selon la police.

Trois bombes de petite taille ont été lancées devant le bâtiment Hossaini Dalan - le principal lieu de culte chiite de la capitale - samedi vers 2 heures (20 heures GMT vendredi), tuant un garçon de 14 ans, a-t-on appris de même source.

"Il y avait près de 20 000 personnes à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment à cette heure là [...] quand les trois (bombes) ont explosé à l'extérieur d'Hossaini Dalan", a déclaré à l'AFP le commissaire adjoint de la police de Dacca, Mofiz Uddin Ahmed. Selon lui, au moins une personne est morte dans l'attentat et environ 80 ont été blessées.

L'islamisme radical gagne le Bangladesh

L'inspecteur Mozammel Hoque a précisé à l'AFP que la majorité des blessés avaient été touchés par des fragments de bombe, mais qu'aucun n'était dans un état critique.

L'attaque est intervenue lors d'un rassemblement à l'occasion de la célébration du deuil chiite de l'Achoura commémorant le martyre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. C'est la première fois que la petite communauté chiite du Bangladesh est attaquée, selon la police.

L'attentat intervient quelques semaines après les assassinats de deux étrangers, un Italien et un Japonais, tous deux revendiqués par le groupe extrémiste sunnite État islamique (EI). Les autorités ont toutefois minimisé cette revendication, estimant que l'EI n'est pas présent dans ce pays à majorité sunnite de 160 millions d'habitants.

Selon les experts, les militants islamistes extrémistes représentent un danger croissant dans ce pays où la crise politique qui s'éternise a radicalisé les opposants au gouvernement.

Avec AFP

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