FRANCE

Collision mortelle en Gironde : le temps du deuil et de l'enquête

La collision entre un car et un camion a fait au moins 43 morts, le 23 octobre 2015.
La collision entre un car et un camion a fait au moins 43 morts, le 23 octobre 2015. BFM TV - AFP

Une journée après la collision entre un car et un camion qui a fait au moins 43 morts, vendredi, les enquêteurs ont commencé le difficile travail d'authentification des corps. Les familles, quant à elles, se recueillent.

Publicité

L'heure était au recueillement, samedi 24 octobre, dans les villages endeuillés de Gironde, au lendemain de la collision entre un car et un camion qui a fait au moins 43 morts, les enquêteurs s'attelant de leur côté à l'identification des victimes et à tenter de percer les causes de l'accident.

Samedi matin, le bilan restait incertain, un doute subsistant sur le nombre - 41 ou 42 - de personnes décédées à bord de l'autocar, aucune liste officielle n'étant à la disposition des enquêteurs. Si la seconde hypothèse se vérifiait, le bilan s'alourdirait à 44 morts, en comptant le chauffeur du camion et son petit garçon de trois ans tués lors du drame. Sur les huit rescapés, quatre personnes restaient hospitalisées samedi matin mais plus aucun pronostic vital n'est engagé, indique-t-on à la préfecture.

Jusqu'à "trois semaines" pour identifier les victimes

Parallèlement, les enquêteurs de l'unité spécialisée de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en collaboration avec l'Institut médico-légal de Bordeaux, se sont attelés à la délicate identification des corps calcinés des victimes. Pour cela, les relevés dentaires et ADN seront cruciaux. Au total, l'identification des victimes pourrait prendre jusqu'à "trois semaines", a fait savoir vendredi un responsable de l'IRCGN.

L'enjeu est aussi de déterminer le nombre de personnes qui se trouvaient à bord de l'autocar. Des "experts automobiles" et des spécialistes en pyrotechnie sont également mobilisés pour déterminer les causes de l'accident, qui a surpris par la rapidité de l'embrasement des véhicules.

Les enquêteurs disposent du chronotachygraphe du camion. Cette sorte de "boîte noire" enregistrant les paramètres du véhicule, tels que la vitesse et le temps de parcours, est toutefois dans un "état très dégradé", ont indiqué les gendarmes. "Il est trop tôt pour dire s'il sera exploitable".

Recueillement et soutien psychologique

Dans les communes touchées par le drame, on s'apprêtait à un samedi de recueillement solidaire. À Puisseguin, une chapelle ardente, toute symbolique car sans corps, est installée depuis vendredi soir dans le foyer municipal. Une conseillère municipale y a déposé des roses blanches, une par une, sur 43 tonneaux recouverts d'un linceul blanc. Les familles sont arrivées pour se recueillir à partir de 9 heures samedi.

À Petit-Palais-et-Cornemps, à 7 km de là, une des communes qui a perdu le plus d'habitants, un psychiatre va "recevoir les familles qui le souhaitent" à la salle polyvalente du village, muée en cellule médico-psychologique.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine