ÉGYPTE

Égypte : un candidat islamiste aux élections tué par des hommes armés dans le nord du Sinaï

La police inspecte des voitures qui entrent dans le Nord-Sinaï en Égypte, le 31 janvier 2015.
La police inspecte des voitures qui entrent dans le Nord-Sinaï en Égypte, le 31 janvier 2015. archives AFP

Un candidat aux élections législatives en Égypte, appartenant à un parti islamiste décrit comme pro-gouvernemental, a été abattu par des hommes armés samedi dans le nord du Sinaï, une région où sévissent des jihadistes.

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Des hommes armés ont abattu samedi 24 octobre un candidat aux élections législatives en Égypte. Moustafa Abdel Rahmane, un candidat du parti ultraconservateur salafiste Al-Nour, considéré comme pro-gouvernemental, a été abattu par deux agresseurs à moto, dans le nord du Sinaï, ont indiqué des responsables de la police.

Le secrétaire général de son parti Galal al-Mourra a confirmé sa mort à l'AFP.

Moustafa Abdel Rahmane est le premier homme politique abattu depuis le début de l'insurrection dans le Sinaï en 2013.

Al-Nour est le seul parti islamiste sorti indemne d'une vague de répression contre ce courant après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Al-Nour avait à l'époque soutenu cette destitution menée par l'ancien chef de l'armée et actuel président de l'Égypte Abdel Fattah al-Sissi.

La péninsule du Sinaï secouée par une insurrection jihadiste

Le pouvoir  a tué plus de 1 400 manifestants islamistes réclamant le retour du président Morsi, le premier élu démocratiquement en Égypte, et emprisonné plus de 15 000 partisans des Frères musulmans. Des centaines d'entre eux, à l'instar de Mohamed Morsi, ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par l'ONU.

Pour la première fois depuis 30 ans, les Frères musulmans, désormais interdits en Égypte, ne participent pas aux élections législatives qui se sont ouvertes le 18 octobre.

La péninsule du Sinaï est secouée par une insurrection jihadiste menée par l'organisation État islamique (EI). Les attaques ont visé jusqu'ici principalement des soldats et des policiers du régime de l'actuel président.

Les jihadistes ont revendiqué samedi deux attaques ayant coûté la vie à quatre policiers au cours des dernières 48 heures dans la province du Sinaï.

L'EI avait également revendiqué vendredi une tentative d'attentat à la bombe contre la police devant un grand hôtel non loin des pyramides du Caire.

Avec AFP
 

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