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ROYAUME-UNI

Tony Blair admet que l'invasion de l'Irak a pu favoriser l'émergence de l'EI

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le 7 juillet 2015.
L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le 7 juillet 2015. Jack Taylor, AFP
Texte par : Valentin GRAFF
2 mn

L'ancien Premier ministre Tony Blair a présenté des excuses concernant l'invasion de l'Irak en 2003, dans une interview diffusée dimanche par CNN. Il reconnaît notamment que l'intervention a pu mener à l'émergence de l'organisation État islamique.

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L’ancien Premier ministre britannique travailliste libéral Tony Blair a présenté, dans une interview à paraître dimanche 25 octobre sur la chaîne américaine CNN, des excuses à propos de l’invasion de l’Irak par une coalition comprenant les États-Unis et le Royaume-Uni en 2003. Ses propos étaient rapportés dès samedi soir par la presse britannique, dont "The Telegraph".

"Je demande pardon pour le fait que les renseignements [concernant la présence d’armes de destructions massives sur le territoire irakien, principale justification de l’invasion, NDLR] étaient faux. Je demande aussi pardon, d’ailleurs, pour certaines des erreurs qui furent commises lors de la préparation et évidemment pour notre mauvaise appréciation de ce qui arriverait une fois le régime renversé. Mais j’ai du mal à m’excuser d’avoir renversé Saddam [Hussein]", a déclaré Tony Blair.

L'ancien chef du gouvernement britannique répondait au journaliste politique de CNN, Fareed Zakar, qui l’accusait de s’être comporté en "caniche" de l’ancien président américain George W. Bush.

"On ne peut pas nier une certaine responsabilité"

Le travailliste a par ailleurs reconnu que l’invasion de l’Irak en 2003 pouvait avoir mené à l’émergence actuelle du groupe terroriste État islamique d’abord en Irak puis en Syrie. "Il y a une part de vérité là-dedans. On ne peut pas nier une certaine responsabilité de ceux qui ont renversé Saddam [Hussein] en 2003 pour la situation dans laquelle nous nous trouvons en 2015."

En juin, il attribuait pourtant la situation au conflit syrien et non à l’opération militaire de 2003. "Même si Saddam Hussein était resté au pouvoir en 2003, il y aurait ensuite eu 2011 et les révolutions arabes en Tunisie, en Libye, au Yémen, au Bahreïn, en Égypte et en Syrie - et vous auriez [de toute façon] un problème majeur en Irak", a-t-il affirmé à la BBC.

Ces excuses interviennent alors qu’une note confidentielle américaine concernant Tony Blair a fuité dans l’édition dominicale du quotidien britannique "The Daily Mail", le 18 octobre, relève "The Telegraph". "Blair nous suivra si une opération militaire en Irak devient nécessaire", écrivait ainsi le secrétaire d’État américain Colin Powell à George Bush, laissant entendre que l’ancien Premier ministre travailliste avait annoncé son intention de participer à une éventuelle invasion, un an avant que le Parlement britannique ne donne son aval.

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