Dans la presse

"Mea minima culpa"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 26 octobre, le petit mea culpa de Tony Blair, une tribune de Jimmy Carter pour soutenir la diplomatie russe, et le référendum au Congo.

Publicité

 

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook
                                                                                                                                   
On commence cette revue de presse internationale avec le mea culpa de Tony Blair. Dans une interview diffusée hier, l'ancien Premier ministre britannique présente ses «excuses» sur la participation de son pays à la guerre en Irak de 2003.
 
«Je présente des excuses pour le fait que le renseignement était faux», «Je présente également des excuses, pour certaines erreurs de planification et pour notre erreur dans la compréhension de ce qui arriverait une fois que nous aurions renversé le régime», «mais il m’est difficile de demander pardon pour avoir renversé Saddam» - voilà pour ce mea culpa, que le site de L’Obs juge «tardif et surtout très insuffisant»: Tony Blair aurait «sciemment» oublié «l’essentiel»: «le mensonge», «oubliant» de mentionner que les renseignements sur les prétendues armes de destruction massive en Irak ont été volontairement gonflés, et que certaines  «infos» ont été totalement inventées. Blair qui «oublie», enfin, de dire «qu’il a menti à son peuple et à ses alliés sur ses intentions», comme tend le prouve un mémo signé Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain de l’époque, au président Bush, indiquant que «Blair est avec nous», en Irak. Un document top secret datant de mars 2002. A l’époque, Blair jure qu’il cherche activement  une solution diplomatique.
 
Mea culpa «insuffisant», également, pour The Independent, qui évoque des excuses «minuscules», qui doivent sans doute leur existence à «l’ombre», à la menace que représente pour Tony Blair la publication du rapport Chilcot, un rapport que doit remettre la commission portant le nom de son président Sir John Chilcot, et qui a été mise en place en 2009, sous le gouvernement travailliste de Gordon Brown. Son enquête doit permettre d’établir les responsabilités dans la participation de la Grande-Bretagne à la guerre en Irak. Mais la publication des travaux a été reportée à plusieurs reprises, notamment parce que le gouvernement et l’administration tardent à déclassifier certains documents, et en raison de «pressions politiques» exercées sur ses membres de la commission, d’après John Chilcot, qui a finalement annoncé une diffusion probable l’année prochaine.
 
En Syrie, le président Bachar El Assad présente, lui, la guerre civile qui ravage son pays, comme le résultat de sa lutte contre le «terrorisme». Alors qu’il a déclaré ce week-end que «l'anéantissement des organisations terroristes (était) susceptible de conduire à une solution politique» et à des élections, son sort, continue de diviser Washington et Moscou, dont les efforts pour mener les négociations sont salués par un ancien président américain. Dans une tribune publiée par The New York Times, Jimmy Carter, qui raconte bien connaître «l’entêtement» du président syrien, dit soutenir les efforts diplomatiques affichés par la Russie. Sa Fondation a confirmé, la semaine dernière, avoir transmis des cartes indiquant les positions de l'Etat islamique et des autres belligérants en Syrie à Moscou.
 
On termine cette revue de presse au Congo, où les électeurs étaient invités, hier, à se prononcer sur la modification de la Constitution qui permettrait au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, de briguer un troisième mandat. A priori, pas de résultat avant vendredi, mais le premier constat, c’est que les Congolais ne se sont pas déplacés en masse, selon Le Monde. Ceux qui se sont rendus dans les bureaux de vote, livrent des récits parfois surréalistes, confirment Les Observateurs de France 24.
 
Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine