ÉTATS-UNIS

Vidéo : l'interpellation brutale d'une lycéenne noire fait scandale aux États-Unis

Capture d'écran YouTube

La vidéo d'un policier blanc interpellant violemment une lycéenne noire dans une école de Columbia a suscité l'indignation aux États-Unis. L'agent en question a fait l'objet d'une suspension administrative et une enquête a été ouverte.

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La justice américaine a annoncé mardi 27 octobre l'ouverture d'une enquête après l'arrestation particulièrement brutale en pleine salle de classe d'une lycéenne noire par un policier blanc.

"Le service des droits civils du bureau de Columbia du FBI et le bureau du procureur du district de Caroline du Sud ont ouvert une enquête sur les circonstances de l'arrestation d'une élève du lycée de Spring Valley", indiqué le communiqué officiel. "Le FBI rassemblera tous les éléments de preuve nécessaires pour déterminer s'il y a eu violation d'une loi fédérale", précise le texte.

Violence d'un agent de police contre une lycéenne noire - La vidéo qui choque les États-Unis

Dans la vidéo (ci-dessus) devenue virale sur Internet, on distingue nettement le policier en train d'arracher violemment la jeune fille de sa chaise, en la cravatant, avant de la traîner par terre à travers la classe. L'adolescente avait apparemment refusé d'obéir au policier qui lui demandait de sortir de la classe. Le policier, Ben Fields, l'un des deux agents référents de cette école de Spring Valley, a fait l'objet d'une suspension administrative.

"Aucune excuse à la violence dans une école"

Ces vidéos, mises en ligne avec le hashtag #AssaultAtSpringValleyHigh, ont très vraisemblablement été filmées par des élèves avec leur téléphone portable.

Hillary Clinton, candidate démocrate à l'élection présidentielle, a ainsi qualifié d'"inacceptable" l'interpellation exercée dans ces conditions."On ne peut trouver aucune excuse à de la violence dans une école", a-t-elle commenté sur son compte Twitter.

"Dans une salle de classe, les élèves devraient se voir offrir l'éducation et non la violence", a réagi de son côté l'Union américaine de défense des libertés civiles (ACLU).

Dans un communiqué, Debbie Hamm, responsable du lycée Spring Valley, a assuré que la direction coopérerait pleinement dans le cadre des investigations. "J'ai regardé la vidéo à plusieurs reprises et sans aucun doute ces images sont extrêmement perturbantes", a commenté pour sa part James Manning, président du conseil d'administration du lycée.

Cette controverse illustre une nouvelle fois la brutalité de la police aux États-Unis, après une série d'affaires, parfois meurtrières, impliquant des policiers blancs face à de jeunes hommes ou des adolescents noirs.

Avec AFP

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