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Le blogueur saoudien Raif Badawi lauréat du prix Sakharov pour "la liberté de l'esprit"

Le prix Sakharov a été décerné au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1 000 coups de fouet pour "insulte à l'islam".
Le prix Sakharov a été décerné au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1 000 coups de fouet pour "insulte à l'islam". AFP archive

Le blogueur et journaliste saoudien Raif Badaoui, emprisonné et condamné dans son pays à la flagellation pour "insulte à l'islam", a obtenu jeudi le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, décerné par le Parlement européen.

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Une juste récompense. Le Parlement européen a décerné, jeudi 29 octobre, le Prix Sakharov pour la "liberté de l'esprit" à Raif Badawi. Ce blogueur saoudien, animateur du site "Liberal Saudi Network", s'est toujours battu pour la liberté d'expression et il en paye lourdement le prix. Il est emprisonné depuis juin 2012 en Arabie saoudite et condamné à la flagellation pour "insulte à l'islam".

Son épouse Ensaf Haidar s'est dite "très heureuse" de cette récompense. "Je veux remercier le Parlement européen pour le prix Sakharov. Ce prix est très important pour Raif. Il lui donne l’espoir et le courage", a-t-elle déclaré sur l’antenne de France 24, tout en espérant que cette annonce puisse accélérer la libération de son mari, condamné en 2014 à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouets (50 par semaine pendant 20 semaines). Réfugiée au Canada avec ses enfants, la jeune femme se bat depuis des mois en son nom. La première séance de flagellation publique s'est tenue le 9 janvier 2015. Le corps de Raif a été tellement mutilé que la deuxième séance a dû être reportée.

>> À voir sur France 24 : "Rencontre avec la famille du blogueur saoudien fouetté en public"

La situation de Raif Badawi a soulevé l'indignation à travers le monde, l'ONU dénonçant une sentence "cruelle et inhumaine". En juin dernier, au moment de la confirmation de sa condamnation, les États-Unis avaient appelé Riyad à "annuler" la "punition brutale", et l'Union européenne a qualifié ce châtiment d'"inacceptable" et "contraire à la dignité humaine". Le président du Parlement européen appelle le roi d'Arabie saoudite à libérer le blogueur.

Le Parlement européen et l'épouse de Raif Badawi espèrent que la prestigieuse récompense, parfois considérée comme l'équivalent européen du prix Nobel de la paix, jouera en faveur de sa libération, d'autant que le blogueur pourrait être à nouveau jugé par la Cour suprême d’Arabie saoudite, cette fois pour apostasie, un crime passible de la peine capitale. Mais en juin dernier, déjà passablement irritée par les critiques internationales, l'Arabie saoudite avait rejeté toute "ingérence étrangère" dans "ses affaires internes". 

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