ÉTATS-UNIS

Congrès américain : Paul Ryan, élu président de la Chambre des représentants

Le républicain Paul Ryan remercie les membres de la Chambre des représentants du Congrès américain, le 29 octobre 2015.
Le républicain Paul Ryan remercie les membres de la Chambre des représentants du Congrès américain, le 29 octobre 2015. Chip Somodevilla, AFP

Après la démission de John Boehner, jugé trop accommodant avec Barack Obama, la Chambre des représentants du Congrès américain a élu l'ultra-libéral Paul Ryan à sa présidence. Il devient ainsi le principal interlocuteur de la Maison Blanche.

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Le républicain Paul Ryan a été élu, jeudi 29 octobre, président de la Chambre des représentants, devenant ainsi le nouvel homme fort du Congrès américain. Il a récolté 236 voix contre 184 pour la démocrate Nancy Pelosi.

À 45 ans, cet élu du Wisconsin succède à John Boehner, poussé à la démission par l'aile conservatrice des républicains. Celle dernière contestait la stratégie accommodante de leur chef de file avec Barack Obama, qui dispose d'un pouvoir de veto contre ce que vote le Congrès.

Cinq ans de guerre intestine

L’élection de Paul Ryan doit permettre au parti conservateur de tourner la page de cinq années de guerre intestine, et de plus d'un mois de tourmente au sein du parti majoritaire. "C'est le début d'un nouveau jour dans la Chambre des représentants", avait déclaré mercredi cet ultra-libéral après avoir été désigné par son groupe. "Nous allons avancer. Nous allons nous unifier."

Colistier de Mitt Romney à la présidentielle de 2012, le nouveau président de la Chambre des représentants a pour mission de regagner la confiance du Tea Party en démocratisant la gestion de l'institution. Il est considéré comme le "Monsieur Budget" des républicains, auteur de plusieurs projets de budgets dénoncés par les démocrates pour leur austérité.

Le président sortant de la Chambre, John Boehner, a prononcé pour sa part un discours d'adieu au Congrès, où il fut élu pour la première fois en 1990. Il a notamment prodigué un conseil à son successeur et aux intransigeants du Tea Party pour qui il ne cachait pas, en privé, son mépris : "La liberté rend toutes les choses possibles. Mais la patience est ce qui rend les choses réelles".

 Avec AFP et Reuters

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