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Hédi Kaddour et Boualem Sansal remportent le Grand Prix du roman de l'Académie française

Hédi Kaddour (gauche) et Boualem Sansal (droite) ont reçu ex æquo pour le Grand Prix du roman de l'Académie française
Hédi Kaddour (gauche) et Boualem Sansal (droite) ont reçu ex æquo pour le Grand Prix du roman de l'Académie française Joëlle Saget / AFP

L'Académie française a décerné jeudi son traditionnel Grand Prix du roman à Hédi Kaddour et Boualem Sansal. C'est la troisième fois que ce prix est décerné à deux écrivains en même temps.

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C'est le premier prix littéraire de la saison. L'écrivain d'origine tunisienne Hédi Kaddour et l'écrivain algérien Boualem Sansal ont reçu ex æquo jeudi 29 octobre le Grand Prix du roman de l'Académie française.

Hédi Kaddour et Boualem Sansal ont été choisis au quatrième tour par onze voix chacun, contre une voix à Agnès Desarthe. C'est la troisième fois que l'Académie décerne son Grand Prix du roman à deux écrivains en même temps.

Les deux hommes, arrivés ensemble à l'Académie, très décontractés et sans cravate, rejoignent dans ce palmarès des auteurs aussi prestigieux que François Mauriac, Michel Tournier ou encore Patrick Modiano. En donnant ce prix, doté de 10 000 euros, à l'auteur algérien francophone Boualem Sansal, pour "2084" (Gallimard), et à l'écrivain d'origine tunisienne Hédi Kaddour, pour "Les Prépondérants" (Gallimard), les Immortels ont récompensé deux livres salués par la critique.

"2084", un monde cauchemardesque

C'est la chronique d'un monde en train de sombrer que donne à voir Hédi Kaddour dans "Les Prépondérants", roman haletant et fresque implacable d'une société coloniale figée des années 1920 en Afrique du Nord.

Déjà lauréat du prix Jean Freustié, Hédi Kaddour pourrait devenir le troisième écrivain, après Jonathan Littell et Patrick Rambaud, à recevoir la même année le Grand Prix du roman de l'Académie française et le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, qui sera attribué mardi. "Les Prépondérants" est également en lice pour le Femina et le Medicis.

Le monde décrit par Boualem Sansal dans "2084" est, lui, un cauchemar, qui ressemble à une prophétie. L'auteur du "Village de l'Allemand", où il faisait le lien entre nazisme et islamisme, nous entraîne dans le futur au cœur de l'Abistan, un État religieux fanatique dont le pouvoir s'étend presque sur toute la planète.

Avec AFP et Reuters

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