Accéder au contenu principal

Migrants : l'Autriche veut ériger une "barrière" à sa frontière avec la Slovénie

Des migrants et réfugiés marchent vers la frontière entre la Slovénie et l'Autriche, le 25 octobre 2015 à Sentilj, en Slovénie.
Des migrants et réfugiés marchent vers la frontière entre la Slovénie et l'Autriche, le 25 octobre 2015 à Sentilj, en Slovénie. Archives, AFP

Vienne a annoncé des mesures de sécurisation de sa frontière avec la Slovénie, prévoyant notamment une "clôture" pour réguler le flux de migrants à ses portes, ce qui constituerait une première dans l'espace Shengen.

Publicité

L'Autriche n’exclut plus de dresser une "clôture" pour réguler le flot de migrants. Vienne a en effet annoncé, mercredi 28 octobre, des mesures de sécurisation de sa frontière avec la Slovénie, pouvant inclure l'édification d'une "barrière", ce qui serait une première dans la zone Schengen de libre circulation.

Si pour la ministre de l'Intérieur autrichienne, Johanna Mikl-Leitner, membre du parti conservateur, l'édification de "barrières" à cette frontière fait "naturellement" partie de l'arsenal envisagé par le gouvernement, le chancelier social démocrate Werner Faymann a préféré employer l'expression "sécurisation technique".

Lors d'un entretien téléphonique avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, il a ensuite convenu que "les barrières n'ont pas leur place en Europe", sans repréciser les intentions de l'exécutif viennois.

Studio graphique FMM

Une "clôture de faible hauteur"

Mme Mikl-Leitner s'est défendue de vouloir arrêter les migrants par cette clôture. Il s'agit, selon elle, d'assurer "une entrée ordonnée, contrôlée dans notre pays, et non pas de fermer la frontière", entre deux des principaux pays de transit vers le nord de l'Europe.

Ljubljana a également relativisé parlant "d'une clôture de faible hauteur, d'un obstacle pour réguler le flot de migrants" et éviter les passages à travers champs.

Les réactions en chaîne le long de cette route des Balkans, qui part de Turquie et de Grèce, sont redoutées par l'UE qui avait appelé les États, lors d'un mini-sommet européen dimanche, à éviter les décisions unilatérales.

Tensions exacerbées entre capitales européennes

La crise des réfugiés qui secoue l'Europe ne peut pas être résolue par l'érection "de barrières ou de murs", a déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement. "Nous ne croyons pas que le problème actuel des réfugiés, la crise des réfugiés qui concerne tout le monde en Europe, puisse être résolu par la construction de barrières ou de murs", a affirmé Steffen Seibert lors d'une conférence de presse à Berlin.

L'Allemagne a par ailleurs aussi critiqué Vienne en estimant que l'Autriche leur envoyait de manière désorganisée les milliers de migrants venant de Slovénie. "Le comportement de l'Autriche des derniers jours n'était pas correct [...] Nous nous sommes plaints du fait que les réfugiés, sans qu'on soit averti, ont été conduits après la tombée de la nuit à différents endroits et sont arrivés à la frontière allemande sans le moindre préparatif ou mesure de précaution", a accusé mercredi le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière.

L'Allemagne s'attend à devoir accueillir cette année entre 800 000 et un million de demandeurs d'asile. Le pays, tout comme l'Autriche, a réintroduit en conséquence ses contrôles aux frontières mi-septembre pour tenter d'organiser les arrivées de migrants.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.