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Pour Moscou, l'avion russe n'a pas été abattu par un missile dans le Sinaï

Le Premier ministre égyptien, Sherif Ismail, devant un débris de l'avion russe qui s'est écrasé, samedi 31 octobre 2015, dans le Sinaï.
Le Premier ministre égyptien, Sherif Ismail, devant un débris de l'avion russe qui s'est écrasé, samedi 31 octobre 2015, dans le Sinaï. Seliman al-Oteifi, Bureau du Premier ministre égyptien, AFP

Moscou a démenti samedi l'affirmation de l'organisation de l'État islamique qui revendiquait la responsabilité du crash de l'avion russe qui s'est écrasé dans le Sinaï. Des enquêteurs français du BEA doivent arriver sur place dimanche.

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Quelques heures après le crash d’un avion russe dans le Sinaï égyptien samedi 31 octobre avec 224 passagers à son bord, l’organisation de l’État islamique (EI) a revendiqué l’attaque par un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

Les autorités égyptiennes et russes estiment, elles, que c’est un incident technique qui est à l’origine du drame.

La revendication par l'EI de la responsabilité du crash du vol charter russe en Égypte "ne peut être considérée comme exacte", a rejeté samedi le ministre des Transports Maxime Sokolov.

"Nous nous trouvons en contact étroit avec nos collègues égyptiens et les autorités aériennes de ce pays. À l'heure actuelle, ils ne disposent d'aucune information qui confirmerait de telles insinuations", a-t-il ajouté.

Malgré le peu de crédit que plusieurs observateurs porte à la revendication de l'EI, Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des réseaux jihadistes, souligne sur son compte Twitter que l'EI "n'a jamais revendiqué un acte qu'il n'a pas commis".

Des enquêteurs français du BEA sur place dès dimanche

L'avion de Kogalymavia avait décollé de Charm el-Cheikh à 05h51, heure locale, et les contrôleurs aériens ont perdu sa trace vingt-trois minutes plus tard, selon l'aviation civile égyptienne.

Selon l'agence russe RIA, qui cite des sources à Charm el-Cheikh, le pilote a contacté le régulateur de vol et fait état de problèmes techniques. Il a demandé un changement de route et un atterrissage à l'aéroport du Caire, puis, les communications ont été rompues.

L'enquête devrait permettre d'établir les causes exactes de ce drame. Les deux boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées, a annoncé samedi en début de soirée le ministre égyptien de l'aviation civile. Celles-ci contiennent les enregistrements des conversations des pilotes ainsi que les données de vol.

Par ailleurs, deux enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), accompagnés de six conseillers techniques d'Airbus, se rendront dimanche en Égypte sur les lieux du crash de l'avion de ligne russe, a annoncé samedi le BEA dans un communiqué.

Le BEA participera à l'enquête en tant que représentant de l'État de conception de l'avion, la France, aux côtés d'organismes allemand (État de construction) et russe (État de l'exploitant). 

Avec AFP et Reuters

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