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Guinée : la Cour constitutionnelle valide la réélection d'Alpha Condé

Le président guinéen, Alpha Condé, le 27 octobre 20015 à l'aéroport de New Dehli pour un sommet entre l'Inde et l'Afrique.
Le président guinéen, Alpha Condé, le 27 octobre 20015 à l'aéroport de New Dehli pour un sommet entre l'Inde et l'Afrique. Sajjad Hussain, AFP

Le président sortant Alpha Condé est officiellement réélu à la tête de la Guinée, selon la Cour constitutionnelle guinéenne qui a validé samedi sa victoire pour un deuxième mandat de cinq ans, près de trois semaines après le scrutin.

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La victoire du président sortant Alpha Condé en Guinée a été officiellement validée par la Cour constitutionnelle du pays. Le président de la Cour, Kèlèfa Sall, a énuméré les résultats définitifs par candidat, et déclaré "en conséquence M. Alpha Condé, candidat présenté par le RPG Arc-en-ciel (Rassemblement du peuple de Guinée, au pouvoir), ayant obtenu 2 284 827 des suffrages exprimés, soit 57,84 %, élu président de la République pour la mandature allant du 21 décembre 2015 au 21 décembre 2020".

Lors d'une audience publique retransmise en direct, la Cour constitutionnelle a par ailleurs rejeté l'ensemble des recours en annulation présentés par trois de ses sept adversaires, les jugeant recevables sur la forme, mais concluant le plus souvent à l'absence de preuve ou d'influence sur les résultats.

Trois des huit candidats, arrivés 4e, 5e et 6e, avec un peu plus de 1 % des voix chacun, ont en effet saisi la Cour constitutionnelle. Ils ont notamment invoqué l'autorisation par la Céni (Commission électorale nationale indépendante), du vote sans enveloppe, l'expulsion de leurs délégués de nombreux bureaux de vote, et constaté des irrégularités dans la distribution des cartes d'électeur et de la participation de mineurs dans les zones favorables au pouvoir.

Au moins 13 morts durant la campagne

Dès le lendemain du scrutin, les sept adversaires de M. Condé ont dénoncé une "mascarade" et refusé par avance d'en reconnaître les résultats. Mais le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo, arrivé deuxième avec 31,45 % des voix, avait prévenu le 17 octobre qu'il ne saisirait pas la Cour constitutionnelle, récemment créée, et dont il conteste l'indépendance.

Au moins 13 personnes ont été tuées et 80 blessées dans les violences électorales, selon Amnesty International. Les différentes missions d'observation électorales, notamment européenne et africaines, ont en outre constaté une série de problèmes logistiques et d'organisation, mais salué la forte participation et l'absence de violences le jour du vote.

Ancien opposant, Alpha Condé au pouvoir depuis 2010 est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires ou dictatoriaux. De longues années d'opposition en exil, la prison, puis une accession quasi-miraculeuse au pouvoir ont marqué la trajectoire politique du président guinéen Alpha Condé.

Avec AFP

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