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"Air cocaïne" : la justice française place les deux pilotes en détention

Les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos au tribunal de Saint-Domingue, le 8 mai 2014.
Les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos au tribunal de Saint-Domingue, le 8 mai 2014. Erika Santelices, AFP

Le parquet de Lyon a annoncé, lundi, le placement en détention des deux pilotes français qui se sont exfiltrés de République dominicaine la semaine dernière. Ils seront entendus prochainement par une juge d'instruction de Marseille.

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Moins d'une semaine après leur arrivée en France, Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes français qui avaient fui la République dominicaine, ont été écroués, a annoncé le parquet de Lyon lundi 2 novembre. Plus tôt dans la matinée, ils ont été présentés l'un et l'autre à un juge des libertés et de la détention à Lyon et à Grenoble. Les deux Français seront entendus prochainement par une juge d'instruction de Marseille.

Condamnés en première instance en août dernier à 20 ans de prison à Saint-Domingue, ils avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel. Ils ont ensuite réussi à quitter l'île des Caraïbes dans des conditions rocambolesques, avec l'aide d'anciens militaires.

Leurs avocats français ont dénoncé ces arrestations alors que les deux hommes avaient dit venir se mettre à la disposition de la juge d'instruction marseillaise qui enquête depuis 2013 sur ce dossier.

"La police à la maison"

"On avait demandé qu'on nous convoque mais il a fallu que les mauvaises habitudes l'emportent. C'est pathétique", a dit sur iTELE Éric Dupont-Moretti, l'un des avocats des pilotes. "Je ne pensais pas qu'on allait avoir la police à la maison. Mon mari n'est pas un criminel, il attendait la convocation de la juge", a regretté sur la même chaîne Sabine Fauret, l'épouse d'un des deux pilotes.

Le procureur général de la République dominicaine, Francisco Dominguez Brito, a annoncé avoir demandé un mandat d'arrêt international contre les deux pilotes, mais la France refuse d'extrader les deux hommes. "La fuite des pilotes est une preuve supplémentaire de leur culpabilité", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse donnée à Saint-Domingue. "Une personne qui se considère innocente ne tente pas d'échapper à la justice."

Le ministère des Affaires étrangères a assuré que la France n'était pas impliquée dans l'exfiltration des deux hommes. Ils étaient les pilotes d'un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l'aéroport de Punta Cana avec 680 kilos de cocaïne à son bord. Deux autres Français condamnés aux côtés des pilotes restent en République dominicaine.

Avec Reuters

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