Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Suicide d'agriculteurs en France : l'épidémie silencieuse

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Romain Duris : "On ne me connaît pas en dehors de mes rôles, et tant mieux"

En savoir plus

L’invité du jour

Annick Girardin : le référendum en Nouvelle-Calédonie est "historique"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Caravane des migrants : Trump "ne fait qu'empirer les choses"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Affaire Khashoggi : "Le prince et le meurtre"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Luis Almagro : "Une enquête sur le Venezuela doit être ouverte à la CPI"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Entre désistements et critiques, le "Davos du désert" s'ouvre à Riyad

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Paul Biya réélu pour un 7e mandat présidentiel

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

Amériques

Paris annonce la mise en œuvre de l'indemnisation des victimes américaines de la Shoah

© Ho, AFP | Des juifs embarquant dans des trains à Drancy en 1942 en direction des camps de concentration allemands.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/11/2015

Conformément à l'accord signé en décembre, Paris s'apprête à verser 60 millions de dollars de dédommagement aux Américains déportés par la SNCF. En échange, Washington s'engage à bloquer toute procédure judiciaire contre la compagnie ferroviaire.

C'est l'épilogue de plusieurs années de polémique et de tractations. Paris va enclencher le versement de 60 millions de dollars à des victimes, notamment américaines, de la Shoah, déportées en train depuis la France vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, une affaire qui a failli priver la SNCF de contrats aux États-Unis.

Dans un communiqué commun, les deux diplomaties américaine et française ont annoncé, mardi 3 novembre, l'entrée en vigueur de cet accord d'indemnisation qui avait été paraphé et annoncé en décembre 2014. Ce règlement porte sur la création d'un fonds d'indemnisation, doté par la France de 60 millions de dollars versés aux autorités américaines, en faveur de milliers de déportés non français, de leurs conjoint ou descendants, qui n'étaient pas couverts par les dispositifs mis en place par la France depuis 1946.

"Le gouvernement des États-Unis d'Amérique en assurera la gestion et la répartition au bénéfice des personnes éligibles de nationalité américaine, israélienne, ou d'autres nationaux, ainsi qu'à leurs familles, qui n'avaient pas accès au régime d'indemnisation mis en place par la France", ont écrit dans deux versions d'un même communiqué, en anglais et en français, le département d'État et le Quai d'Orsay.

La SNCF, pas responsable de la Déportation

"En contrepartie, les États-Unis assureront à la France des garanties de sécurité juridique s'agissant des demandes au titre de la Déportation liée à la Shoah", selon le ministère français des Affaires étrangères, en allusion à des actions en justice engagées aux États-Unis contre la SNCF. En d’autres termes, selon Washington, "les États-Unis assureront à la France une tranquillité juridique durable concernant des plaintes aux États-Unis relatives à la Déportation durant l'Holocauste".

>> À lire sur France 24 : "Premiers regrets de la SNCF pour son rôle dans la déportation"

Réquisitionnée par le régime de l'Allemagne nazie, la Société française des chemins de fer avait transporté en train 76 000 juifs à travers la France vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944. Environ 3 000 d'entre eux ont survécu, selon le groupe ferroviaire.

Cette affaire avait failli priver la SNCF de contrats commerciaux aux États-Unis, via des contestations devant des tribunaux d'État. Plusieurs voix avaient réclamé que la SNCF elle-même indemnise les victimes aujourd'hui de nationalité américaine.

Mais "la SNCF n'a jamais été tenue pour responsable de la Déportation. Elle a été un instrument de la Déportation [...] C'est de la responsabilité des autorités françaises" d'en assumer les conséquences, avait souligné, en décembre dernier, la diplomatie française, rappelant que le groupe ferroviaire n'était pas "partie dans les discussions [ni] dans la mise en œuvre" de l'accord diplomatique entre Paris et Washington.

Avec AFP

 

Première publication : 03/11/2015

  • CINÉMA

    "Le Fils de Saul", une plongée dans l'horreur d'Auschwitz

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Russie : la BD sur la Shoah "Maus" fait les frais de la loi anti-propagande nazie

    En savoir plus

  • COMMÉMORATIONS

    Allemagne : Angela Merkel à Dachau pour les 70 ans de la libération du camp de la mort

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)