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Crash dans le Sinaï : l'avion russe semble avoir "explosé"

L'exploitation des enregistreurs a débuté mardi dans les locaux du ministère égyptien de l'Aviation civile.
L'exploitation des enregistreurs a débuté mardi dans les locaux du ministère égyptien de l'Aviation civile. Egyptian civil aviation ministry, AFP

Les responsables de l'enquête sur l'avion russe qui s'est écrasé en Égypte estiment que l'analyse des enregistreurs de vol pourrait prendre du temps. Selon une source égyptienne citée par Reuters, l'Airbus A321 semble avoir explosé.

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Les enquêteurs ont commencé à analyser, mardi 3 novembre, le contenu des boîtes noires de l'Airbus russe pour tenter de déterminer si son crash avait été provoqué par un accident ou un attentat. Ce processus pourrait prendre beaucoup de temps en fonction de l’état des enregistreurs, ont prévenu des sources proches de l’enquête auprès de l’AFP.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lui-même déclaré, dans une interview à la BBC, que "cela prendra du temps" de déterminer la cause de cette catastrophe aérienne. "Voyez le vol de la Pan American qui s'est écrasé en Europe, cela a pris des années avant de trouver la vérité [...] Nous ne pouvons pas simplement tirer des conclusions hâtives", a insisté le chef de l'État.

Le président égyptien a de nouveau rejeté, dans une interview au quotidien britannique "Daily Telegraph " les hypothèses selon lesquelles l'avion aurait été détruit par un missile ou par une bombe. Il s'agit de "spéculations sans fondement", a-t-il estimé. Et de qualifier de "propagande" la revendication du groupe jihadiste État islamique (EI), qui a affirmé avoir "fait tomber" l'Airbus en représailles aux bombardements de l'aviation russe en Syrie.

Un engin explosif dans l'avion? 

Les chaînes de télévision américaines CNN et NBC, citant des responsables américains, ont elles avancé que le crash avait été provoqué par une bombe posée à bord de l'avion par des jihadistes de l'EI. "Le sentiment définitif, c'est qu'il s'agit d'un engin explosif dans un bagage ou quelque part dans l'avion", a déclaré un responsable anonyme du renseignement américain à CNN.

La Grande-Bretagne a également affirmé craindre que l'avion russe ait été victime d'une bombe, et suspendu les vols entre Charm el-Cheikh, l'aéroport de départ de l'avion, et la Grande-Bretagne. "Nous avons des craintes que la chute de l'avion ait été provoquée par un engin explosif", a déclaré un porte-parole du Premier ministre David Cameron.

Deux pistes privilégiées dans l'enquête

D'après une source proche de l'aviation civile russe, l'enquête se concentre sur deux pistes, dont celle d'un objet placé dans l'avion. "Il y a deux pistes à l'étude : quelque chose qui a été placé à l'intérieur [de l'avion] et la défaillance technique. Mais un avion ne peut pas se disloquer en plein ciel sans raison. Il est peu probable qu'il s'agisse d'un missile puisque rien ne l'atteste", a affirmé la source.

Des experts interrogés par l'AFP estiment que l'appareil a dû subir un choc extrêmement soudain au point que le pilote en a instantanément perdu le contrôle. Selon la chaîne CNN, un satellite militaire américain a ainsi détecté samedi, jour du crash, un flash de chaleur venant de l'Airbus russe de Metrojet qui s'est écrasé peu après dans le désert du Sinaï en Égypte.

Le renseignement américain a exclu que l'avion ait pu être abattu par un missile. Mais le flash de chaleur observé par le satellite "suggère qu'un événement catastrophique, y compris peut-être une bombe, s'est produit en vol", explique CNN, tout en soulignant que les experts examinent d'autres possibilités. Pour les experts, même un engin explosif de petite taille est suffisant pour ouvrir une brèche dans la carlingue et disloquer ainsi l'appareil en raison de la pressurisation à haute altitude.

Dans le désert du Sinaï, les recherches continuent pour tenter de retrouver les derniers corps des victimes et d’éventuels indices. L’Airbus A321 de la compagnie russe Metrojet s’est écrasé, samedi, avec 217 passagers et sept membres d’équipage. Ils ont tous péri dans cette catastrophe aérienne.

Avec AFP 

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