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"Air Cocaïne" : le second pilote maintenu en détention après un long interrogatoire

Pascal Fauret, le second pilote mis en cause dans l'affaire Air Cocaïne, a été placé jeudi en détention provisoire.
Pascal Fauret, le second pilote mis en cause dans l'affaire Air Cocaïne, a été placé jeudi en détention provisoire. Bertrand Guay, AFP

Le second pilote impliqué dans l'affaire de trafic de stupéfiants dite "Air Cocaïne", a été maintenu en détention provisoire jeudi, après un long interrogatoire. Il rejoint ainsi son collègue Bruno Odos incarcéré mardi.

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C'était au tour de Pascal Fauret d'être entendu par les juges marseillais mercredi 4 novembre dans le cadre de l'affaire "Air Cocaïne". À l'issue d'un interrogatoire qui a duré une quinzaine d'heures, le pilote a été maintenu jeudi en détention provisoire. Il rejoint ainsi son collègue Bruno Odos, incarcéré mardi à la prison des Baumettes, à Marseille.

Son avocat maître Jean Reinhart a déploré que les explications et les réponses "limpides" de son client n'aient pas infléchi la décision des juges : "L'institution judiciaire a repris ses travers en mettant en détention provisoire M. Fauret", a-t-il déclaré en sortant de la comparution devant le juge des libertés et de la détention, évoquant "une décision inique" et un appel prochain.

L'avocat a également indiqué que son client, "très fatigué" au terme d'une longue journée d'interrogatoire et de débats, n'avait pas eu la force de réagir à cette décision.

Ce sont les premières auditions de ces pilotes par les juges d'instruction Christine Saunier-Ruellan, Guillaume Cotelle et Christophe Perruaux, depuis que les deux hommes ont fui la République dominicaine, où ils ont été condamnés à 20 ans de prison.

Les deux pilotes, arrêtés en mars 2013 en République dominicaine aux commandes d'un avion où étaient entassées des valises contenant 680 kg de cocaïne, sont visés depuis leur fuite de ce pays par un mandat d'arrêt international, mais Paris a d'ores et déjà écarté l'hypothèse d'une extradition.

Un dossier "sensible"

Le dossier français a été ouvert début 2013 à Marseille, sur la base d'un renseignement des gendarmes, en décembre 2012, sur le "comportement suspect" de passagers d'un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez, dans le Var.

Plusieurs vols de cet avion, mis en location par la société SNTHS, basée à Bron, dans le Rhône, sont suspects aux yeux de la justice française.

La justice soupçonne les pilotes, ainsi que deux autres Français, Nicolas Pisapia et Alain Castany, condamnés comme eux en République dominicaine - et qui s'y trouvent toujours - d'avoir importé de la cocaïne en France dans les valises chargées dans le jet privé. Un douanier en poste à Toulon est également soupçonné de complicité. Un homme d'affaires, Franck Colin, actuellement en détention provisoire à la prison de Luynes, dans les Bouches-du-Rhône, a reconnu avoir affrété l'avion et les deux patrons de la SNTHS sont également suspectés d'être impliqués.

Outre les enjeux diplomatiques vis-à-vis de Saint-Domingue, le dossier "est devenu extrêmement sensible et peut-être même politique", a déploré Me Reinhart.

Le nom de l'ancien président Nicolas Sarkozy est en effet apparu de manière incidente dans le dossier, car trois vols avaient été affrétés pour son compte auprès de la même compagnie SNTHS par la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit.

Avec AFP

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