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Crash dans le Sinaï : Londres et Washington privilégient la piste de l’attentat

Des vestiges de la carlingue de l'A321 près de Wadi Al-Zolomat dans le Sinaï égyptien, le 1er novembre 2015.
Des vestiges de la carlingue de l'A321 près de Wadi Al-Zolomat dans le Sinaï égyptien, le 1er novembre 2015. Maxim Grigoryev, AFP

Un "engin explosif" pourrait être à l'origine du crash de l'avion russe dans le Sinaï égyptien, a affirmé mercredi le gouvernement britannique. Londres a par conséquent suspendu les vols depuis Charm el-Cheikh vers le Royaume-Uni.

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Cinq jours après la pire catastrophe aérienne qu'ait connu la Russie, les causes du crash de l'Airbus A321 dans le Sinaï égyptien ne sont toujours pas connues. Mais pour Londres, il est hautement probable que l'avion de la compagnie russe Metrojet se soit écrasé sous l'effet d'un engin explosif, a déclaré mercredi 4 novembre le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond.

"Nous ne pouvons toujours pas dire catégoriquement pourquoi l'avion russe s'est écrasé. Mais à la lumière de nouvelles informations, nous avons des craintes que la chute de l'avion ait été provoquée par un engin explosif", a déclaré un porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron, alors que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi arrivait à Londres pour une visite officielle de trois jours.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi se rend à Londres jeudi, notamment pour discuter avec David Cameron de la lutte contre les jihadistes de l’organisation de l'État islamique (EI) en Égypte et de la situation en Libye voisine, en proie au chaos.

"Aucun vol entre Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni"

S'exprimant après un conseil de crise présidé par David Cameron, Philip Hammond a également annoncé la suspension des vols d'avions civils britanniques vers et en provenance de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, d'où s'est envolé l'Airbus de Metrojet.

"Nous sommes parvenus à la conclusion que l'hypothèse selon laquelle le crash a été provoqué par un engin explosif placé à bord de l'avion est hautement probable", a déclaré Philip Hammond. "À partir de maintenant, il n'y aura aucun vol passagers entre Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni", a-t-il ajouté.

Après cette annonce, l'Irlande a également demandé à ses compagnies de suspendre leurs vols vers et en provenance de la station balnéaire égyptienne, dont l'aéroport accueille chaque jour des milliers de touristes venus passer des vacances sur la mer Rouge.

Une bombe "dans une valise ou quelque part dans l'avion"

Aux États-Unis également, la piste terroriste se précise. Citant un responsable américain sans le nommer, la chaîne d'information américaine CNN a rapporté que le crash était vraisemblablement imputable à une bombe posée par l’EI ou par un groupe affilié. L’organisation terroriste a d’ailleurs réaffirmé mercredi être à l'origine du drame qui a fait 224 morts.

>> À lire sur France 24 : Crash dans le Sinaï : Moscou rejette la revendication de l’EI

La source de CNN précise toutefois que les services de renseignement américains ne sont pas encore parvenus à une conclusion formelle. "L'impression qui prévaut, c'est qu'un engin explosif a été introduit dans une valise ou quelque part dans l'avion", indique CNN, citant sa source.

Au Caire, les enquêteurs ont extrait les données de l'une des deux boîtes noires, celle des paramètres de vol, tandis que celle contenant les conversations de l'équipage, endommagée, demandera beaucoup de travail. Leur examen devrait permettre de trancher entre les deux hypothèses envisagées : défaillance technique ou attentat.

Toutefois, d’ores et déjà, le ministre égyptien de l’aviation a affirmé, jeudi 5 novembre, que les enquêteurs ne disposaient d’aucune indication suggérant une explosion.

L'Airbus A321 s'était écrasé samedi dans le Sinaï 23 minutes après avoir décollé, tuant ses 217 passagers, la plupart originaires de Saint-Pétersbourg, au nord-ouest de la Russie, et ses sept membres d'équipage. Les recherches se poursuivent pour retrouver les derniers corps et des indices dans une vaste zone désertique.

Avec AFP et Reuters

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