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Crash dans le Sinaï : Al-Sissi à Londres pour rassurer ses "amis" européens

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre britannique, David Cameron, lors d'une conférence de presse commune, le 5 novembre, à Downing Street.
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre britannique, David Cameron, lors d'une conférence de presse commune, le 5 novembre, à Downing Street. Stefan Rousseau, AFP

En visite à Londres, cinq jours après le crash de l'A321 russe dans le Sinaï, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s'est dit prêt à coopérer avec les pays "amis" de l'Égypte pour assurer la sécurité des touristes étrangers.

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L'Égypte est disposée à travailler avec ses partenaires pour assurer la sécurité des touristes étrangers, a déclaré, jeudi 5 novembre, à Londres le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre britannique, David Cameron.

"Nous sommes complètement prêts à coopérer avec tous nos amis pour assurer que nos aéroports présentent la sécurité nécessaire pour les personnes que nous accueillons", a déclaré le président égyptien en visite au Royaume-Uni moins d’une semaine après le crash de l’avion de ligne russe dans le Sinaï.

>> À lire sur France 24 : "Crash dans le Sinaï : Moscou rejette la revendication de l’EI"

Après l’entrevue entre les deux dirigeants, Downing Street a annoncé qu’elle autorisait le décollage d'avions depuis la station balnéaire de Charm el-Cheikh vers le Royaume-Uni, afin de rapatrier ses 20 000 ressortissants présents dans cette ville touristique égyptienne. Mercredi, peu après avoir indiqué qu’une "engin explosif" pouvait être à l’origine du crash, Londres avait suspendu ses vols par mesure de sécurité. Une mesure qui avait déclenché l’ire des autorités égyptiennes.

"La décision britannique a été prise unilatéralement, sans consultation avec l'Égypte, en dépit de contacts à haut niveau entre les deux pays quelques heures auparavant", s'était indigné le ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Choukry.

"Bonne compréhension mutuelle"

La colère n’aura été que de courte durée. "Après de nouvelles discussions avec les compagnies aériennes et les Égyptiens, nous nous sommes mis d'accord sur un train de mesures supplémentaires en matière de sécurité qui seront mises en place rapidement", a indiqué jeudi dans un communiqué une porte-parole des services de David Cameron. En conséquence, le gouvernement a décidé, après avoir consulté les compagnies aériennes, que les vols à partir de Charm [el-Cheikh] vers le Royaume-Uni reprendraient demain", poursuit le communiqué, tout en précisant que seuls les bagages à main seraient autorisés.

Saluant une "bonne compréhension mutuelle", Abdel Fattah al-Sissi a espéré un rapide retour à la normale. "Nous avons aussi parlé des actions nécessaires pour qu'il n'y ait pas de conséquences négatives sur le tourisme en Égypte, et que nous puissions restaurer dans les plus brefs délais les allers et venus des touristes en Égypte", a-t-il déclaré.

S'exprimant à ses côtés, David Cameron a indiqué qu'il était "dans [leur] intérêt mutuel de gérer cette situation afin de revenir à une situation normale dès que possible".

Avec AFP et Reuters

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