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États-Unis : Barack Obama rejette le projet d'oléoduc Keystone XL avec le Canada

Barack Obama annonce son refus du projet d'oléoduc aux côtés de John Kerry (d), and Joe Biden (g), le 6 novembre à la Maison Blanche.
Barack Obama annonce son refus du projet d'oléoduc aux côtés de John Kerry (d), and Joe Biden (g), le 6 novembre à la Maison Blanche. Mandel Ngan, AFP

Le projet controversé d'extension de l'oléoduc Keystone XL qui visait à transporter du pétrole entre les États-Unis et le Canada a été rejeté vendredi par Barack Obama, invoquant des raisons environnementales.

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Barack Obama a tranché : le projet controversé d'oléoduc Keystone XL ne se fera pas. Après des années de tergiversations, le président américain a rejeté vendredi 6 novembre l’idée d’une installation visant à transporter le pétrole entre les États-Unis et le Canada au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.

"Le département d'État a décidé que le projet Keystone XL n'était pas dans l'intérêt national des États-Unis. Je suis d'accord avec cette décision", a déclaré Barack Obama depuis la Maison Blanche, soulignant que le projet n'aurait pas eu d'impact significatif sur l'économie américaine. Et de poursuivre, "l'oléoduc ne ferait pas baisser le prix du carburant pour les consommateurs américains [...]. Transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des États-Unis".

Long de 1 900 kilomètres, dont 1 400 aux États-Unis, le projet Keystone XL visait à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l'Alberta (dans l'Ouest du Canada) jusqu'au Nebraska (au centre des États-Unis) d'où il aurait pu rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique.

Regrets de Justin Trudeau

En tranchant enfin, plus de six ans après la première demande de permis de construire de l'opérateur canadien TransCanada, M. Obama a marqué les esprits et provoqué la colère de ses adversaires républicains, à moins d'un mois de la conférence de Paris sur le climat (COP 21).

Longtemps appuyés par le gouvernement Harper, les républicains soulignent sans relâche que le transport par oléoduc est plus sûr que par chemin de fer et qu'il est préférable d'importer du brut canadien que du pétrole du Golfe, du Venezuela ou d'autres pays moins amis.

Sa décision a également suscité de la déception au Canada. Le nouveau Premier ministre canadien, Justin Trudeau, en faveur du projet, a regretté la décision américaine tout en soulignant que les relations entre les États-Unis et le Canada étaient "beaucoup plus vastes qu'un seul projet".

Carte du projet Keystone entre le Canada et les États-Unis

Une "étape encourageante"

TransCanada a dit, pour sa part, envisager le dépôt d'une nouvelle demande, soulignant que le groupe et ses clients, les compagnies pétrolières, restaient "absolument déterminés à construire cet important projet d'infrastructure énergétique".

Barack Obama, qui a fait de la lutte contre le changement climatique une priorité de ses deux mandats, a toujours affirmé que la question des émissions de CO2 liées à ce projet serait centrale au moment du choix final. Cette décision négative sur un dossier devenu au fil des ans emblématique des divergences idéologiques sur l'énergie et l'environnement aux États-Unis, a provoqué une avalanche de réactions enthousiastes parmi les démocrates.

"La décision du président de rejeter l'oléoduc Keystone est une étape encourageante et un appel à l'action à l'approche de la #COP21 !", a réagi sur Twitter l'ancien vice-président Al Gore, très impliqué sur le dossier de l'écologie.

Avec AFP

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