Accéder au contenu principal

Burundi : la présidence assure qu'"il n'y aura ni guerre ni génocide"

Des policiers lors d'une manifestation contre le troisième mandant présidentiel de Pierre Nkurunziza, le 20 mai 2015.
Des policiers lors d'une manifestation contre le troisième mandant présidentiel de Pierre Nkurunziza, le 20 mai 2015. Carl de Souza, AFP

Au dernier jour d'un ultimatum du chef de l'État burundais, Pierre Nkurunziza, aux groupes armés qui contestent son élection, la présidence a cherché à rassurer la communauté internationale qui redoute des violences de masse.

Publicité

Jusqu'ici silencieuse, la présidence burundaise a cherché cette fois à rassurer la communauté internationale : "Il n'y aura pas de guerre ni de génocide" dans le pays, a fait savoir, samedi 7 novembre, la plus haute autorité du pays, avant l'expiration d'un ultimatum lancé à ses opposants pour qu'ils déposent les armes. Les instances internationales redoutent en effet que les propos menaçants du camp présidentiel ne déclenchent des violences de masse.

"Nous somme sûrs qu'il n'y aura pas de guerre ni de génocide au Burundi, on ne permettra pas que ce pays retombe dans ses vieux démons", a assuré Willy Nyamitwe, conseiller principal présidentiel en communication. Et de poursuivre, "il y a aujourd'hui une manipulation de la communauté internationale car celle-ci est tombée dans le piège d'une opposition qui a toujours chanté ‘génocide’ et qui a propagé des traductions erronées de certains propos de responsables burundais".

"Travailler"

Fin octobre, le président du Sénat, Révérien Ndikuriyo, avait menacé de "pulvériser les quartiers" contestataires de Bujumbura, utilisant au passage le terme "travailler", qui renvoie au génocide de 1994 au Rwanda voisin, qui fit 800 000 morts en trois mois, et où des miliciens hutus partant massacrer des Tutsis étaient encouragés à bien "travailler".

Le ministre de la Sécurité publique, Alain-Guillaume Bunyoni, véritable numéro 2 du régime, a rappelé cette semaine aux habitants des quartiers contestataires, surtout tutsis, qu'ils étaient minoritaires face à la masse paysanne hutue favorable au président Nkurunziza. "Si les forces de l'ordre échouaient, on a neuf millions de citoyens à qui il suffit de dire : ‘Faites quelque chose’", a-t-il lancé. "En quelques minutes, ils seraient ici ! Qui parmi ceux qui ne rentrent pas dans le rang survivrait dans ce cas ?".

La candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire, selon les opposants burundais et Washington, à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile, a plongé le Burundi dans une grave crise. La répression de manifestations et la réélection en juillet de M. Nkurunziza n'ont pas empêché l'intensification des violences, désormais armées.

Lundi, le président a lancé un "dernier ultimatum", donnant à ses opposants jusqu'à samedi soir pour "déposer les armes" en échange d'une amnistie, après quoi la police pourrait "user de tous les moyens et techniques apprises".

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.