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Centrafrique : les élections législatives et présidentielle fixées au 27 décembre

File d'attente pour aller voter lors de l'élection présidentielle de 2005, à Bangui.
File d'attente pour aller voter lors de l'élection présidentielle de 2005, à Bangui. Issouf Sanaogo, AFP (archives)

Malgré les violences qui frappent à nouveau Bangui depuis le mois de septembre, un calendrier électoral a été annoncé lundi par les autorités centrafricaines. Les législatives et la présidentielle se tiendront le 27 décembre.

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Le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendra le 27 décembre en Centrafrique, a annoncé lundi 9 novembre au soir l'Autorité nationale des élections (ANE) à la radio d’État. Le référendum constitutionnel, quant à lui, se tiendra quelques jours avant, le 13 décembre.

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Ce référendum porte sur un projet de nouvelle Constitution, prévoyant notamment une limitation à deux mandats présidentiels, et qui avait été adopté par le Conseil national de transition centrafricain (CNT, parlement provisoire), le 30 août.

Remettre le pays sur les rails

Le deuxième tour aura lieu le 31 janvier 2016, a également déclaré Julius Ngouadé-Baba, le rapporteur général de l'ANE, organe chargé d'organiser les élections. Ce calendrier électoral doit maintenant être entériné par un décret présidentiel.

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Après deux ans d'une transition chaotique, la communauté internationale - France en tête - faisait pression depuis des mois pour que les autorités de transition organisent d'ici la fin de l'année un référendum constitutionnel, et le premier tour d'élections présidentielle et législatives. Objectif : mettre un terme formellement à la transition, et remettre enfin le pays sur les rails.

Vague de violences depuis septembre

Ces échéances ont été plusieurs fois repoussées ces derniers mois, en raison de l'insécurité persistante dans le pays. Elles se tiendront dans un contexte de tensions quotidiennes dans la capitale. Depuis fin septembre, une vague soudaine de violences a éclaté à Bangui entre miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens et des groupes d'auto-défense musulmans. On dénombre plus de 70 morts.

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Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Avec AFP

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